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Date de saisie : 22/05/2011
Genre : Sciences et Technologies
Editeur : First Editions, Paris, France | Science et vie, Paris
Auteur : Christian Camara | Claudine Gaston
Prix : 19.90 €
ISBN : 9782754024136
GENCOD : 9782754024136
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Sorti le : 12/05/2011
° Nous n'utilisons que 10 % de notre cerveau
° La fonte de la banquise élève le niveau marin
° Le big bang est une explosion
° L'alcool réchauffe
° La forêt amazonienne est le poumon de la planète
En sciences, les idées reçues abondent. De la physique à la biologie en passant par l'astronomie et les sciences de la Terre, elles n'épargnent aucun domaine. La faute en incombe parfois aux médias, à l'école... ou à nous-mêmes qui, par paresse ou par confort intellectuel, nous satisfaisons souvent d'une explication erronée.
Si les idées reçues font recette, c'est aussi parce qu'elles simplifient - voire idéalisent - la réalité. Par exemple, Pasteur est, croyez-vous, le père de la vaccination. Quant à Einstein, c'est pour sa formule E = mc2 qu'il a reçu le prix Nobel. Eh bien cela est inexact ou, pour le moins, doit être fortement nuancé.
Débusquer les idées reçues, comprendre pourquoi elles sont fausses et donner la bonne explication, voilà l'objectif de ce livre. Après sa lecture, vous aurez non seulement acquis de nombreuses connaissances, mais vous serez aussi capable de tenir tête à une assemblée tout entière !
Christian Camara et Claudine Gaston sont professeurs agrégés de sciences de la vie et de la terre. Aux editions First, ils sont également les auteurs de Pourquoi le vampires ne sont pas végétariens et autres mystères de la science.
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Galilée a découvert que la Terre n'occupait pas le centre de l'Univers
Galilée, condamné par l'Église en 1633, finit ses jours reclus. On ne lui pardonne pas d'avoir découvert que la Terre n'occupait pas le centre de l'Univers.
Le procès de Galilée (1564-1642) et sa triste fin restent dans les mémoires. On lui fait payer son combat en faveur de l'héliocentrisme, une théorie pourtant vieille de plus d'un siècle et dont Copernic (1473-1543) est l'auteur. Ce dernier rejette la vision du monde d'Aristote (384-322 av. J.-C), celle de la voûte céleste, une sphère sur laquelle étoiles et planètes tournent de concert avec la Terre au centre. Observations et calculs amènent Copernic à postuler un système avec le Soleil au centre et les planètes qui tournent autour. Le modèle, encore loin d'être parfait, fait disparaître plus d'une incohérence du géocentrisme : les planètes ne se télescopent pas et la voûte céleste n'a plus besoin de tourner chaque jour à une vitesse incroyable pour expliquer tous ces déplacements. Quant à la force centrifuge qui affecterait la Terre dans le modèle héliocentrique, elle est certainement moins forte que celle subie par les étoiles d'une voûte céleste en mouvement qui devrait tout éparpiller dans l'espace ! Néanmoins, plus d'une zone d'ombre entache la thèse de Copernic, notamment sur les trajectoires des planètes et la mécanique qui les anime.
Si l'héliocentrisme est contesté, tables et atlas du ciel de Copernic suscitent l'intérêt. On ne croit pas à sa théorie, mais on admire son travail. Finalement, un siècle après Copernic, le géocentrisme reste la théorie communément admise.
Galilée quant à lui se trouve dans une situation plus favorable que celle de Copernic. Tout d'abord l'état des connaissances n'est plus le même, d'autres savants ont apporté leur pierre à l'édifice, comme Johannes Kepler et ses lois sur le mouvement des planètes. De plus, avec l'invention du télescope, qu'il améliore d'ailleurs, Galilée peut observer le ciel. Il remarque ainsi les variations de luminosité de la face obscure de la Lune et une réflexion de la lumière terrestre (comme le fait celle de la Lune sur notre planète). Terre et Lune semblent intimement liées, plus proches entre elles qu'elles ne le sont du soleil. Avec son télescope, il découvre aussi à la surface de la Lune cratères et montagnes, un relief tourmenté comme celui de la Terre, qui, somme toute, n'est pas si différente.
Mais le plus extraordinaire provient de l'observation de Jupiter, plus exactement des trois «étoiles» proches qui se déplacent en sens inverse des autres. L'hypothèse de Galilée est simple : ce sont des satellites en orbite autour de Jupiter. Tous les corps célestes ne tournent donc pas autour de la Terre - la théorie géocentrique en prend un coup. En découvrant les phases de Vénus, il comprend que cette planète orbite autour du Soleil et non de la Terre.
Dans un premier temps, ces découvertes, loin de froisser l'Église, procurent une certaine aura à Galilée. Mais, dans les années qui suivent, le ciel va s'assombrir. Alors qu'on attend de Galilée une position mesurée, il défend avec acharnement et sans compromis la thèse héliocentrique. Jugé à partir de 1632, il doit abjurer avant d'être condamné à l'emprisonnement à vie, peine commuée en assignation à résidence... avec interdiction d'écrire et de discuter du mouvement de la Terre.
Finalement, défendue par Galilée, la thèse de l'héliocentrisme aura suscité plus de désapprobation et de polémique que du temps de Copernic. Cela explique peut-être la confusion entre les deux savants et surtout l'attribution à Galilée de la paternité de cette théorie.