Avec Fnac.com,le site culturel Passagedulivre.com produit des chroniques littéraires pour mieux choisir vos livres préférés.

 

Les lecteurs de Livres Hebdo sont invités à découvrir sur Passagedulivre.com les plus beaux portraits des auteurs et des traducteurs.

 

Découvrez les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.

 

Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs, et de courts extraits de vos livres préférés.

 

Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous : la foire aux questions.

 

Bonne visite sur Passagedulivre.com !

 

.. Femmes et hommes du Roussillon : volume 2

Couverture du livre Femmes et hommes du Roussillon : volume 2

Date de saisie : 30/07/2011
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Editions Trabucaire, Canet-en-Roussillon, France
Auteur : Jean Rifa

Prix : 15.00 €
ISBN : 978-2-84974-127-6
GENCOD : 9782849741276 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 22/07/2011

 
 
4ème de couverture

Conçu comme la suite du volume Des hommes et le Roussillon, publié en 2004 par nos éditions, c'est volontairement que le présent ouvrage s'intitule Femmes et hommes du Roussillon et présente en deux parties distinctes les biographies féminines et les biographies masculines.
Volontairement pour sortir de l'anonymat des femmes qui façonnent le monde au même titre que leurs homologues masculins.
Volontairement pour faire ressortir la richesse et la variété de ces personnalités féminines qui ont marqué leur temps et notre pays catalan.
Volontairement car femmes et éditrices, nous sommes sensibles aux talents trop souvent occultés de nos semblables.

Jean Rifa, issu d'une famille de vignerons de La-Tour-de-France, a fait carrière de cadre commercial dans le négoce de produits industriels. Passionné de musique, il a dirigé pendant une quinzaine d'années l'orchestre d'harmonie «Les Musiciens de Rivesaltes». Il collabore depuis quelques années à la rubrique «Histoire» de l'hebdomadaire «La Semaine du Roussillon» et anime régulièrement une chronique sur les antennes de «France Bleu Roussillon».

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
 
Passage choisi

Doëtte Angliviel (1898-1948)
Romancière et poète mystique

On la compara à Anna de Noailles et à Colette. En 1947, elle est considérée par le président des Poètes Français, comme la plus grande poétesse contemporaine et qualifiée de «poète du mystère et de la nuit.» Elle fut aussi l'épouse du Perpignanais Charles Bauby. Histoire d'une vie trop courte.

Née à Castres le 9 décembre 1898, Doëtte Angliviel, de son vrai nom Odette Fourgassié, avait choisi de porter le patronyme de l'un de ses ancêtres dont elle descendait en ligne directe, Laurent Angliviel de la Baumelle. Ce personnage étonnant, de souche protestante, fut un contemporain de Voltaire avec lequel il eut des démêlés d'ordre littéraire. Quant à son prénom, elle lui donna un ton moyenâgeux par l'interversion de la première syllabe et l'ajout d'un tréma. Très jeune, elle débute dans l'art d'écrire et sa vie sera vouée aux Lettres. Dès l'âge de 16 ans, elle compose des saynètes et remporte de nombreuses récompenses. L'une de ses pièces est interprétée à Paris, en 1916, à «Nos Marionnettes». En 1917, elle réunit à Toulouse «Les Fervents de l'Art», un groupe déjeunes épris de littérature et d'art, et, en 1918, elle devient vice-présidente de la Société «Les Jeunes», qui crée une revue, L'Expansion dont le Perpignanais Charles Bauby, qu'elle connaît depuis peu, assurera la rédaction en chef jusqu'en 1922. Elle épouse bientôt Charles Bauby, également directeur de la revue Tramontane et de leur union naîtront trois enfants : une fille, Yolaine, qui décède en bas âge, un fils, Gérard, et une autre fille à laquelle a été donné le prénom de Yolaine. De 1919 à l'été 1920, elle séjourne à Paris et travaille au secrétariat de l'éditeur Figuière chez qui elle rencontre divers écrivains marquants. Elle collabore également à la rédaction de plusieurs revues et fait la connaissance de nombreux poètes. Elle est vite remarquée et son nom figure parmi une sélection très restreinte de poétesses de l'époque, dans l'important cahier de Tentatives intitulé «Femmes» et aussi dans un numéro du Monde Nouveau consacré à la littérature féminine. En 1922, elle publie La Lune des Chats. Présenté en édition de luxe, à tirage limité, par les Editions de la Connaissance à Paris, ce recueil annonce l'originalité et la richesse d'images qui s'épanouiront dans ses plus grands livres.
Tour à tour les Académies la couronnent : celle des Jeux Floraux lui décerne huit de ses fleurs d'orfèvrerie. En 1927, la Compagnie Littéraire du Genêt d'Or lui offre ses lettres de Maîtrise ès-jeux ; l'Académie des Dix de Province lui décerne le prix du Roman pour la Jeunesse : la Société des Poètes Français lui accorde le prix de Rohan... Enfin, distinction suprême, elle est élue en 1938, à l'Académie des Poètes, fondée à Bruxelles par Paul Valéry.
Tour à tour les Académies la couronnent : celle des Jeux Floraux lui décerne huit de ses fleurs d'orfèvrerie. En 1927, la Compagnie Littéraire du Genêt d'Or lui offre ses lettres de Maîtrise ès-jeux ; l'Académie des Dix de Province lui décerne le prix du Roman pour la Jeunesse : la Société des Poètes Français lui accorde le prix de Rohan... Enfin, distinction suprême, elle est élue en 1938, à l'Académie des Poètes, fondée à Bruxelles par Paul Valéry.

Elle atteint la notoriété... mais survient la guerre
En 1932, elle est installée à Paris où elle résidera jusqu'au début de la guerre. La publication à l'Instinct, en 1935, a un grand retentissement et suscite la controverse.
L'ouvrage, d'une audacieuse franchise, est même l'objet d'un débat littéraire à Paris.
Accusateurs et défenseurs s'opposent sur la thèse mais s'accordent pour reconnaître la puissance et l'éclat des vers, l'exceptionnelle qualité du lyrisme.
Elle écrit pour plusieurs quotidiens, compose des sketches pour la radio, donne des interviews sur les écrivains, devient l'amie de Pierre Mac-Orlan, de Paul Fort, de Colette. Elle fréquente les rédacteurs du Mercure de France qui se réunissent le mercredi à la Brasserie Daumesnil. Chaque vendredi, Doëtte et Charles assistent aux veillées à La Coupole puis au Versailles, au coeur de Montparnasse. La guerre éclate et Doëtte se replie sur Toulouse d'où elle écrit des romans psychologiques et policiers, des livres pour enfants, des chansons et même des opérettes. La plupart des ces oeuvres n'ont pas été éditées. En automne 1947, elle est frappée par une grave maladie de la peau et se sait condamnée. Elle écrit ses derniers poèmes, La Dame sans Nom, dédiés à la Mort, et, à la veille du printemps, elle meurt, le 20 mars 1948, terrassée par une hémorragie cérébrale. Ses obsèques ont lieu à Toulouse, devant une foule d'amis, groupements artistiques, littéraires, journalistiques, représentants de municipalités, de la Magistrature, des Universités, Conservateurs de Musées, écrivains... Elle est inhumée le même jour à Puylaurens, dans le Tarn.

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
Nous contacter - Informations légales - Vous êtes éditeur ?