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.. Jhen. Volume 13, L'ombre des cathares

Couverture du livre Jhen. Volume 13, L'ombre des cathares

Date de saisie : 01/03/2012
Genre : Bandes dessinées
Editeur : Casterman, Bruxelles, Belgique
Auteur : Jacques Martin | Hugues Payen
Illustrateur : Jacques Martin | Jean Pleyers

Prix : 10.95 €
ISBN : 9782203031852
GENCOD : 9782203031852 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 26/02/2012

 
 
4ème de couverture

«Comme un fantôme, abandonné, Gilles de Rais, baron de Laval et maréchal de France, se morfond dans les replis profonds de son château de Tiffauges. Craignant pour la vie de celui qui se dit son ami, son protecteur, cet homme auquel il s'est attaché malgré lui, Jhen arrivera-t-il à temps pour le sauver ?» Ainsi commence cette nouvelle aventure de Jhen, qui le voit renouer avec le ténébreux personnage. Persuadé que l'entourage de Gilles de Rais conspire contre lui, soupçonnant un empoisonnement ou un mauvais sort, Jhen parvient à le convaincre de partir en pèlerinage à Conques, afin d'y prier Sainte Foy de lui accorder une guérison miraculeuse...

Après plusieurs volumes dont Gilles de Rais était absent, L'ombre des Cathares signe le grand retour de ce fascinant personnage. Comme c'est toujours le cas dans l'univers de Jacques Martin, la nouvelle aventure de Jhen brille par son souci de véracité et son sens du détail. Jean Pleyers met en images le scénario de Hugues Payen avec une minutie et une dextérité littéralement exceptionnelles.

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Passage choisi

Jacques Martin

Né à Strasbourg en 1921, sous le signe de la Balance, Jacques MARTIN découvre très tôt la bande dessinée au travers des grands albums allongés de Buster Brown, par Richard F. Outcault, publiés chez Hachette. C'est au verso de ces pages qu'il fait ses premiers dessins ; la plupart représentant des avions (son père était aviateur) ou des personnages moyenâgeux.

Cette passion pour le dessin naît en même temps qu'un goût immodéré pour l'Histoire. Son enfance chaotique se passe à cultiver ces deux jardins secrets en travaillant sans relâche à la maîtrise des techniques du dessin et à l'apprentissage de sa science de prédilection.

Désireux d'entrer aux Beaux-Arts, dans l'optique de faire du dessin un métier, il ne parvient toutefois pas à concrétiser pleinement ce rêve. En effet, sa mère et ses tuteurs officiels l'orientent d'autorité vers les Arts et Métiers, où il reçoit un enseignement purement technique. Il en reconnaîtra lui-même plus tard l'utilité, contraint qu'il fut de se rompre aux rudiments de la perspective et de la descriptive. Cette première formation n'est sûrement pas étrangère à la rigueur obstinée dont Jacques Martin a fait preuve tout au long de son oeuvre et qui a probablement contribué à en faire l'un des trois principaux représentants de l'école dite «de Bruxelles», les deux autres étant Hergé et Jacobs bien sûr.

La critique a légitimement rapproché le travail de ces trois auteurs qui, en plus de s'être beaucoup fréquentés et d'avoir collaboré en maintes occasions, partagent un idéal artistique fait de réalisme, de probité et de minutie. Une demi génération sépare Jacques Martin de ses prestigieux aînés. Il ne commence à publier qu'à partir de 1946, dans l'hebdomadaire Bravo où il crée, un peu par hasard, Monsieur Barbichou. Durant les trois années qui suivent, il multiplie les collaborations éphémères avec des publications bruxelloises et wallonnes conjuguant l'art de la bande dessinée et celui de l'illustration. Dans l'impossibilité de faire face à tous ses engagements, il se fait assister pour les décors et la mise en couleur de ses bandes dessinées par un graphiste nommée Leblicq. C'est de cette association que naît le pseudonyme Marleb, obtenu par contraction de Martin et de Leblicq. Cette collaboration prend fin au bout d'un an, mais Jacques Martin n'en continue pas moins d'utiliser ce patronyme masqué.

Jusqu'en 1948, il alterne les séries réalistes avec les séries humoristiques. Le premier récit à suivre, dessiné pour Bravo est Lamar, l'homme invisible qui s'apparente fort à Flash Gordon dont les aventures paraissaient également dans l'hebdomadaire. Dans la foulée, il crée Oeil de Perdrix, nouveau héros dont la première aventure, Le secret du Calumet fut directement publiée en album. Vers la même époque, il signe encore une autre série humoristique dont la première histoire s'intitule Le Hibou gris et qui est prépubliée simultanément dans deux quotidiens belges. Reprise l'année suivante dans un hebdomadaire (Story), il lui donne une suite, Le Sept de Trèfle qui peut être considéré comme un premier brouillon de ce que sera La Grande Menace.

Toujours dans ce même intervalle de temps, paraît La Cité fantastique, une bande dessinée ayant pour thème la guerre.

Dès 1946, Jacques Martin conçoit un projet de journal pour jeunes qu'il baptise Jaky. Malheureusement le numéro un de l'hebdomadaire Tintin est sur le point de sortir, réunissant une impressionnante brochette de grands auteurs. Jaky échoue au fond d'un tiroir.

Tout en poursuivant ses collaborations à Bravo et à Story, Jacques Martin pose sa candidature au Journal de Tintin. C'est en 1948, qu'il crée le personnage d'Alix, le proposant aussitôt à Raymond Leblanc, futur directeur du Journal de Tintin. Alix l'intrépide paraît en feuilleton dans le journal des 7 à 77 ans, à partir du 16 septembre 1948.

En 1950, Jacques Martin engage à ses côtés un jeune assistant (pour le lettrage et le coloriage), Roger Leloup, qui deviendra lui-même un auteur de bandes dessinées, en créant le personnage de Yoko Tsuno. Par la suite, c'est au tour de Michel Demarets de venir les rejoindre.

Les trois premières aventures du jeune héros romain se succèdent à un rythme soutenu, sans aucune interruption. Après Alix l'intrépide, Le Sphinx d'Or et L'Ile maudite font la joie des lecteurs. Mais à l'issue du troisième titre de la série, Jacques Martin délaisse provisoirement Alix pour s'attacher à une intrigue résolument contemporaine mettant en scène un reporter. Face aux insistances de son éditeur de l'époque, Jacques Martin transpose Alix et Enak dans le vingtième siècle, ce qui donne le tandem Lefranc-Jeanjean. Alix étant d'origine gauloise, son alter ego moderne ne pouvait être qu'un Franc, d'où son nom. A partir de la publication de La Grande menace (1953), les récits d'Alix et de Lefranc paraissent en alternance.

En 1953, Hergé propose à Jacques Martin de collaborer à ses studios. Refusant d'abandonner ses deux assistants, Jacques Martin est intégré avec Leloup et Demarets dans l'équipe du père de Tintin. La participation de Jacques Martin dure dix-neuf années pendant lesquelles il travaille sur plusieurs histoires de Tintin avec entre autres Bob de Moor, sans pour autant abandonner Alix et Lefranc puisque ceux-ci connaissent respectivement sept et trois aventures nouvelles. Au cours de la décennie suivante, celle qui suit la séparation avec les studios, Jacques Martin crée à une cadence supérieure, publiant neuf titres dans la série Alix (du Prince du Nil à L'Empereur de Chine) et quatre dans celle de Lefranc (Des Portes de l'Enfer à L'Arme absolue), et en créant deux nouvelles séries Jhen et Arno.

Entre-temps, Jacques Martin a changé d'éditeur. C'est ainsi qu'Alix et Lefranc passent chez Casterman avant d'être rejoints par Jhen.

En 1984, Jacques Martin reçoit l'insigne de Chevalier des Arts et des Lettres, en ouvertures d'une exposition consacrée à Alix, à la Chapelle de la Sorbonne. En 1986, les éditions Casterman restituent la version originale de la première aventure d'Alix, Alix l'intrépide, en grand format, pour célébrer les quarante ans de bande dessinée de Jacques Martin. L'année suivante, paraît un autre album géant intitulé L'Odyssée d'Alix.

En mars 1989, Le Cheval de Troie s'est vu décerner une BD d'or au premier Salon Européen de la Bande Dessinée de Grenoble.

Parallèlement, l'auteur crée de nouvelles collections avec un personnage évoluant dans la Grèce antique. Ainsi sera publiée aux éditions Orix la collection Les voyages d'Orion. Un autre personnage verra aussi le jour : Kéos, dessiné par Jean Pleyers, dans les albums Osiris (Bagheera 1992) et Cobra (Helyode 1993). Chez l'éditeur Glénat, Jacques Martin a poursuivi avec le dessinateur Jacques Denoël la série Arno qu'il avait créé dans les années 80 avec André Juillard.

En 1999, Kéos intègre le catalogue Casterman. A cette occasion les deux premiers albums sont réédités et Le veau d'or, dessiné en 1994, publié pour la première fois.

A l'âge de 82 ans, enthousiasme et inspiration intacts, Jacques Martin inaugurait une nouvelle série Loïs, mise en images par Olivier Pâques. «Sans doute aurais-je entrepris cette nouvelle aventure plus tôt, avoue Jacques Martin, mais nul n'ignore les problèmes oculaires qui ont mis un terme à mes activités de dessinateur. Il m'a donc fallu un certain temps, non seulement pour gérer cette nouvelle situation affectant mes séries existantes, mais encore pour trouver le collaborateur idéal à lancer sur une série pour laquelle il n'existait pas de références dans mon oeuvre.»

Ayant formé autour de lui une équipe de jeunes dessinateurs, Jacques Martin a eu pour souci de leur faire poursuivre les séries qu'il a créées. Les projets sont donc nombreux et, pour beaucoup, en voie de réalisation.

Le 21 janvier 2010, l'auteur s'est éteint en Suisse.

Hugues Payen

Déjà scénariste des trois précédentes aventures de Jhen, Hugues Payen s'est imposé comme l'un des successeurs les plus compétents de Jacques Martin.

Jean Pleyers

Jean Pleyers est né en 1943 à Verviers. Son milieu familial (un père sculpteur, une mère musicienne) lui permet de développer son goût du dessin contracté très jeune. Il assure sa formation à Liège, puis assouvit sa passion du voyage : il dessine "Pat le Guadeloupéen" à Pointe-à-Pitre. Il dessine aussi deux "Oncle Paul" pour Spirou, quatre histoires dans Tintin, un western dans un quotidien bruxellois, Le Soir. Aux Humanoïdes Associés, Jean Pleyers signe deux albums de science-fiction : L'exode (1982) et Le péril extrazorien (1984). Il a également publié aux éditions Deligne Les enragés de la peste blanche et West stories. Jacques Martin le choisit entre-temps pour dessiner l'histoire de "Jhen", un jeune architecte lié d'amitié à Gilles de Rays qui sillonne l'Europe au gré des constructions à entreprendre. Sous le nom de Xan, Jhen vit tout d'abord deux aventures publiées aux éditions du Lombard : L'or de la mort et Jehanne de France. En 1984, paraissent chez Casterman Les écorcheurs et Barbe-bleue, en 1985, La cathédrale, en 1986 Le Lys et l'ogre, en 1989 L'alchimiste et en 1990 Le secret des templiers. En octobre 98, Jehanne de France et L'or de la mort sont venus compléter cette collection. L'archange est paru en juin 2000.

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