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.. Saint-Jean-de-Luz d'antan : à travers la carte postale ancienne

Couverture du livre Saint-Jean-de-Luz d'antan : à travers la carte postale ancienne

Date de saisie : 21/06/2012
Genre : Guides Tourisme, Voyages
Editeur : HC, Paris, France
Auteur : Nicolas Guériaud-Sorçabal

Prix : 18.90 €
ISBN : 9782357201026
GENCOD : 9782357201026
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 31/05/2012

 
 
4ème de couverture

Au fil de cartes postales anciennes et sous la plume de Nicolas Gueriaud-Sorçabal, Saint-Jean-de-Luz d'antan invite à redécouvrir ta ville de lumière : du fort de Socoa à la pointe Sainte-Barbe en passant par Ciboure, c'est une véritable promenade au début du XXe siècle.

Saint-Jean-de-Luz à la Belle Époque, c'est une ville qui s'étend autour de son centre historique formé par le port, la maison Louis-XIV et un labyrinthe de ruelles ; les collines alentour se couvrent de villas néobasques, des digues se construisent et la ville se modernise.

Comme l'impératrice Eugénie, on vient profiter de l'air à la fois marin et montagnard ; chasse, excursions, bains de mer, les plaisirs sont nombreux. Mais les traditions basques demeurent toujours bien présentes : les pelotaris sont célébrés et l'on voit toujours sur le port des kaskarots porter leurs paniers de poissons sur la tête.

Regroupant près de 200 cartes postales anciennes, Saint-Jean-de-Luz d'antan est découpé en 5 parties géographiques : Face à l'Océan ; La ville de lumière ; Le quartier du marais ; À l'assaut des collines ; Promenade en bord de mer. Une dernière partie est consacrée au quotidien des Luziens en 1900.

L'iconographie est issue des collections de membres du Club cartophile de Floirac, un des plus importants club du Sud-Ouest de la France.

Nicolas Gueriaud-Sorçabal, originaire de Saint-Jean-de-Luz, est chercheur en histoire de l'art.
Passionné par sa ville qu'il connaît dans les moindres détails, il a collaboré à plusieurs publications et anime des visites guidées pour faire découvrir la richesse du patrimoine de Saint-Jean-de-Luz.

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Passage choisi

Saint-Jean-de-Luz au temps d'un nouveau souffle venu de l'Océan

Il est au fond du golfe de Gascogne une rivière alanguie dans son vaste lit débordant de vie, s'évanouissant à l'orée d'une vaste baie. Deux géants en gardent l'entrée : les pointes de Sainte-Barbe et Socoa, entourant le fond rocheux de l'Artha. Au loin se dessine l'arabesque des montagnes qui dansent sur cette terre du Labourd, réfrénant le souffle aride de l'Espagne toute proche ; au coeur de ce paysage, deux soeurs se blottissent l'une contre l'autre, allaitées par leur mère océane : Saint-Jean-de-Luz et Ciboure.

Si c'est l'Océan qui fera leur gloire au XVIIe siècle, ce même Océan la leur retirera au XVIIIe siècle : la côte est ravagée par une succession d'effroyables tempêtes balayant toute résistance sur son passage. Au XIXe siècle, ruinée, abandonnée, la cité est d'un côté rognée par la mer, de l'autre embourbée dans les marécages : encerclée par les flots, elle sombre lentement en dehors du temps.

Toutefois, un espoir se profile avec le nouveau regard romantique qui se pose sur la petite ville basque nichée au creux de l'Atlantique, dont seul émerge un clocher au milieu des collines verdoyantes. Le pittoresque de Saint-Jean-de-Luz séduit les autorités qui parviennent enfin dans les années 1870-1880 à endiguer les flots. La baie se transforme alors en havre de paix, offrant une longue bande sablonneuse aux baigneurs venus de toute l'Europe. En effet, en 1864, le train arrive à toute vitesse et précipite le renouveau de la cité, désormais alimentée par les idées et les styles qui caractériseront l'esthétique de la Belle Époque. Pour la première fois, la ville gagne des terrains sur les marais, où germe un noyau d'infrastructures. Le nom des rues s'aligne sur ceux des héros de la République tandis que les boulevards ceinturent la ville ancienne de boutiques flambant neuves. Promoteurs, investisseurs et architectes affluent et s'activent en périphérie de la ville, où les collines désertiques deviennent des parcelles d'or. Villas, cottages et chalets polychromes s'élèvent, cherchant la moindre vue sur la mer et les rayons du soleil.

La vocation de la ville est désormais toute trouvée : son règne sera balnéaire. Les bains de mer hérissent la plage de tentes entre lesquelles déambulent les baigneurs dans des costumes extravagants. Une foule cosmopolite flâne sur la promenade où fleurissent hôtels et casinos qui divertissent le public au rythme des saisons. Ah, la Belle Époque ! En 1885, le docteur Louis de Joantho note : "À Saint-Jean-de-Luz, c'est l'existence paisible, la vie de famille en dehors de toute agitation ; une colonie de gens aimables et vertueux, épris d'une philosophie calme et douce, haïssant l'imprévu et gagnant le ciel au petit train de leur vertu !" C'est le visage idyllique de la nouvelle cité, un visage qu'on lui connaît, qu'elle a su conserver et dont le temps caresse les rides et ranime le souvenir.

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