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.. Le syndrome du poisson lune : un manifeste d'anti-management

Couverture du livre Le syndrome du poisson lune : un manifeste d'anti-management

Date de saisie : 23/01/2015
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Auteur : Emmanuel Druon

Prix : 19.80 €
ISBN : 978-2-330-03920-2
GENCOD : 9782330039202 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 14/01/2015

 
 
4ème de couverture

Le poisson lune est le, seul organisme vivant qui croît sans discontinuer, jusqu'à la mort.
Le syndrome du poisson lune est cette logique qui anime nos sociétés, fondée sur la croissance sans limites.
Entrepreneur atypique et profondément sensible, Emmanuel Druon prend très rapidement conscience que ce modèle épuise les ressources naturelles, les espèces, les personnes, et qu'il n'y aura bientôt plus rien à épuiser.
Il décide alors d'engager une transformation radicale de l'entreprise Pocheco. Bientôt, une équipe inspirée le rejoint, ensemble ils inventent ce que nous appelons désormais l'économie circulaire : tout, ou presque, est recyclé, les déchets sont utilisés comme des ressources, la production de papier, d'encre, d'électricité est issue de sources renouvelables, l'usine est autonome en eau, surplombée de ruches et bordée par un verger.
Les collègues de l'entreprise démontrent, par l'exemple, que la solidarité, la direction écologique et sociale donnée à l'entreprise, la participation de tous, donne du sens au travail de chacun, permet une constante amélioration des relations humaines et, ainsi, de l'efficacité.
A l'heure où nous ne voyons pas d'issue à la désindustrialisation, à la délocalisation et à la montée inexorable du chômage, cet ouvrage propose une nouvelle voie. Une autre façon d'entreprendre ensemble est possible : elle existe déjà à Forest-sur-Marque, dans l'usine de Pocheco.

Depuis plus de quinze ans, Emmanuel Druon, chef d'entreprise près de Lille, fédère le talent de ses nombreux collègues et se consacre aux thèmes de l'écologie comme de l'économie circulaire. Depuis 1997, il dirige l'entreprise Pocheco, qui produit des enveloppes, et la développe selon des principes "économiques" qu'il a explicités dans Ecolonomie. Entreprendre et produire autrement (à paraître chez Actes Sud).

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Passage choisi

UN MONDE DE VIOLENCE

Si, comme 64929400 Français, vous n'avez pas lu mon premier livre, Écolonomie : entreprendre et produire autrement, le résumé suivant est écrit pour vous.
Entre septembre 1997 et aujourd'hui, dans la grande banlieue de Lille, nichée au coeur d'une des rares zones de verdure de la métropole du Nord, une petite équipe de 114 collègues produit 2 milliards d'enveloppes chaque année. Ces enveloppes sont produites pour un traitement spécial puisque nos clients (banques, compagnies d'assurances, de production et de distribution d'énergie, de téléphonie, services publics et parapublics, etc.) adressent à leurs millions de clients des plis confidentiels et personnels tels que des factures, des relevés de compte ou des relevés de situation. Apparemment banale dans sa forme et dans ses utilisations, l'enveloppe de gestion est un produit sensible aux variations climatiques (froid, chaud, sec, humide) qui peuvent modifier sa planéité ou ses qualités mécanographiques. Donc, l'attention doit être portée sur le respect des conditions de production strictes.
En tirant le fil de cette exigence de rigueur et de haute qualité, nous choisissons nos ressources telles que le papier, les encres ou les colles, mais aussi le matériel pour la production et les types de formations professionnelles internes avec un soin sourcilleux. Comme beaucoup de produits banalisés, l'enveloppe ne se vend pas assez cher. Avec la survenue de propositions alternatives extrêmement performantes telles que la transmission numérique par la toile Internet, notre produit perd encore de sa valeur. Pourtant, et c'est le premier d'une longue suite de paradoxes, nous choisissons d'employer les matières premières les plus performantes, qui sont aussi les plus chères. Notre calcul est simple et fondé sur du bon sens : nous sommes trop pauvres pour acheter de la mauvaise qualité.
Nous ne cédons pas aux choix, selon nous "court-termistes" et donc contre-productifs, du prix le plus bas. Ainsi, parce que la qualité des matières premières est supérieure et que notre outil de production est récent et entretenu par une bonne équipe, bien formée, nous pouvons produire de façon fluide, sans rupture de charge, et en créant moins de pertes que si nous utilisions des matières premières de mauvaise qualité ou des machines hors d'âge.
Par ailleurs, une règle prévaut chez Pocheco - c'est le nom de notre pmi (petite/moyenne industrie) depuis près de cinquante ans : nous ne distribuons pas de dividendes. C'est-à-dire que l'argent gagné par l'entreprise est gardé dans l'entreprise. Il vient renforcer les fonds propres. La capacité de développement est en progression régulière. L'argent est un moyen d'entreprendre, c'est-à-dire de former les collègues pour développer leurs compétences, mais aussi de s'équiper des meilleures technologies contemporaines. Chaque investissement doit répondre à trois critères obligatoires. Il doit permettre d'abord de réduire la pénibilité des postes et/ou leur dangerosité : pas question de se blesser pour produire des enveloppes. Il doit aussi permettre de réduire l'impact de notre activité sur l'environnement. En nous préoccupant de l'environnement à chacun de nos choix, nous nous préoccupons en fait de nos contemporains et de leur descendance. Et comme nous sommes en compétition avec de bonnes entreprises européennes, chacun de nos investissements doit nous faire gagner de la productivité, ce qui nous permet de rester dans la course.
Notre rapport à l'argent est simplifié par un autre choix durable : l'écart entre le plus haut et le plus bas salaire ne dépasse pas 1 à 4. Il n'y a pas non plus de traitement particulier dont bénéficierait une "élite". Pas d'exception à ces règles. Ce qui m'a valu de me faire traiter de bolchevik dans une récente conversation avec un ami entrepreneur.
(...)

 
 
Revue de presse

Philippe Arnaud - Le Monde du 15 janvier 2015
Ce patron de Pocheco, une PME qui produit des enveloppes près de Lille, essaie de mettre en oeuvre des principes de management -alternatifs, qu'il a explicités dans un -premier ouvrage, Ecolonomies (Pearson, 2012)...
Le Syndrome du poisson-lune est sous-titré Un manifeste d'anti-management. Il prône une forme d'écologie mentale. " Il faut prendre du temps pour réfléchir ", écrit Emmanuel Druon ; c'est la base d'un slow management qu'il essaie de pratiquer. Tout en se défendant d'être un " khmer vert ", ou un " bolchevique ".

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