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.. Généralissime Souvorov : père de la doctrine de guerre russe : 1729-1800

Couverture du livre Généralissime Souvorov : père de la doctrine de guerre russe : 1729-1800

Date de saisie : 26/01/2016
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Ed. des Syrtes, Paris, France
Auteur : Serge Andolenko

Prix : 23.00 €
ISBN : 9782940523375
GENCOD : 9782940523375 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 11/02/2016

 
 
4ème de couverture

Qui était le généralissime Alexandre Souvorov (1729-1800) ? Le barbare qui a massacré les citoyens de Varsovie en 1794 ? L'extravagant énergumène dont les excentricités frappaient l'imaginaire des Européens ? Le sauvage guerrier qui mit en déroute les armées ottomane et française ?
La réalité est plus subtile.
Enfant malingre, Alexandre Souvorov n'a qu'une passion : l'art militaire. Et c'est à force de volonté qu'il se taille son chemin dans l'armée impériale. «Vaincs-toi, tu seras invincible !» est le mot d'ordre qu'il inculquera à ses soldats.
Cultivé, lettré, armé de connaissances de la littérature classique, Souvorov a permis la renaissance de l'armée de Pierre le Grand. Son génie tenait en ces trois principes : le coup d'oeil, la rapidité et le choc. Son Art de vaincre, résumé de sa science militaire, étonnait ses contemporains. Ses décisions imprévisibles et, à première vue, funestes lui ont pourtant valu ses victoires : il livra soixante-trois batailles, et les remporta toutes. Seul Jules César peut lui être comparé dans l'art de la guerre.
Mais son originalité et sa modernité tiennent en ce que pour lui, à une époque où les soldats n'étaient que chair à canon, l'homme représentait sa préoccupation première. Éducation, formation, humanité, hygiène sont les qualités qu'il exige de la troupe. Le soldat est son frère, à qui il s'adresse dans son langage qui, tout comme son comportement désintéressé et fantasque, étonnera et offusquera les généraux issus de la noblesse européenne.
Le livre du général Serge Andolenko, solidement documenté, relate la vie, les idées et l'héritage d'un des plus célèbres meneurs d'hommes de l'histoire, personnage haut en couleurs, génie militaire qui contribua à la renaissance de la Russie.

Serge ANDOLENKO (1907-1973) est un militaire français d'origine russe, il fut Général de l'Armée française, et a servi pendant la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d'Algérie

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Passage choisi

Extrait de l'introduction

L'affection respectueuse que porte à la mémoire de Souvorov une nation entière, plus de 150 ans après sa mort, est remarquable.
La trace laissée en Russie par ce petit maréchal paraît ineffaçable.
Tous les succès militaires russes sont attribués par les historiens de ce pays au respect des principes de Souvorov et toutes les défaites, invariablement, à l'oubli de son testament.
N'est-il pas significatif qu'en 1941, dans son premier discours de guerre, Staline ait évoqué sa mémoire, qu'en 1942 lorsque la marée germanique était sur le point de submerger la Russie, son nom ait été donné à la décoration récompensant les plus braves parmi les défenseurs de la patrie ?
N'est-il pas frappant également que les lycées militaires actuels où sont élevés les futurs officiers soviétiques, portent le nom d'«Écoles Souvorov» ?
Il suffit de parcourir les éditions militaires russes de ces dernières années pour constater que nul autre homme de guerre ne jouit dans son pays d'un prestige comparable à celui de Souvorov.
Souvorov est pourtant peu connu en Europe, et mal connu.
Il nous semble essentiel de présenter ainsi ce grand homme de guerre et d'essayer de dégager sa doctrine, évangile éternel de l'armée russe, devenue également le credo de l'une des plus puissantes armées du monde, l'Armée rouge.
Certains lecteurs, après avoir parcouru cette étude, diront qu'au fond, il n'y a rien de nouveau dans cet enseignement de Souvorov, et que toutes ses idées ont déjà été exprimées par quelque grand capitaine.
C'est profondément exact. Souvorov n'a rien «inventé» : l'art militaire, vieux comme le monde, obéit à certains principes généraux immuables. Les procédés évoluent, les principes demeurent.
N'est-on pas surpris, à la lecture de Sun Tzu, mort quelques milliers d'années avant Jésus-Christ, de trouver des idées exprimées plus tard par Jules César, Gustave-Adolphe, Napoléon ou Montgomery ?
Rien d'étonnant à cela. Le facteur essentiel de la guerre reste l'homme, or la nature humaine conserve éternellement les mêmes propriétés. Aussi, l'étude d'un problème et l'expérience dictent toujours les mêmes conclusions.
Les principes de la guerre sont immuables. Ils sont simples et semblent être à la portée de tous. «L'art de la guerre est simple et tout d'exécution», disait Napoléon, et pourtant, de vrais grands capitaines sont très rares.
C'est que, entre la connaissance de ces principes et leur application, il y a un abîme, qui n'a été franchi que par quelques hommes, aux qualités d'âme et d'intelligence exceptionnelles, servis par un concours de circonstances favorables, permettant l'accès aux leviers de commande.
Souvorov, incontestablement, fait partie de ces élus de la nature, marqués par le doigt de Dieu. Il sait, peut et veut parfaitement. L'art de la guerre, la guerre elle-même et son facteur dominant, l'homme, n'ont pas de secrets pour lui.
S'il n'a rien inventé, si son Art de vaincre n'est rien d'autre que le résumé de siècles d'expérience, confirmée par sa propre expérience, ses mérites envers la science militaire demeurent immenses.
Puisant la vérité dans les sources mêmes de l'art de la guerre, fort d'une expérience personnelle exceptionnellement riche, il est arrivé à des conclusions opposées en tout point à celles répandues à son époque.
Pour Souvorov, le facteur essentiel de la guerre reste l'homme. C'est la valeur morale du combattant, sa volonté de vaincre qui, avant tout, assurent la victoire. Son enseignement met donc en relief la suprématie absolue de l'esprit sur la matière.

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