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.. 1557

Couverture du livre 1557

Date de saisie : 14/05/2016
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Zinedi, Montigny-le-Bretonneux, France
Auteur : Jean-Pierre Croset
Préface : Xavier Bertrand

Prix : 22.00 €
ISBN : 9782848591414
GENCOD : 9782848591414 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 02/05/2016

 
 
4ème de couverture

Le 2 août 1557, Saint-Quentin, bourgade picarde de huit mille âmes, voit l'armée impériale espagnole venue des Flandres mettre le siège devant ses murs. Philipe II, roi d'Espagne, et son commandant en chef Emmanuel-Philibert de Savoie sont certains d'enlever rapidement la place, s'ouvrant ainsi la route de Paris. Mais c'était sans compter sur la résistance héroïque des habitants. Au bout de vingt-sept jours de combats acharnés, Saint-Quentin capitule, cependant les semaines gagnées ont pour conséquence l'affaiblissement de l'ennemi : Philippe II renonce à marcher sur Paris.
C'est dans ce contexte que se rencontrent Anne, jeune résistante saint-quentinoise à la tête des combats, et Guillaume, chevalier au service du roi Henri II. L'amour les foudroie sur-le-champ. Mais les événements vont se charger de les séparer et de mettre leur vie en danger : guerre d'Italie, complots ourdis par la reine Catherine de Médicis et ses sbires, emprisonnement d'Anne accusée d'espionnage, intrigues d'une cour où Diane de Poitiers, favorite du roi, suscite bien des jalousies,...
«Ce chapitre tragique et glorieux de l'histoire de Saint-Quentin et de l'Histoire de France, Jean-Pierre Croset nous le fait revivre dans un roman à la Dumas, au travers d'une succession d'intrigues captivantes vécues par des personnages aussi bien fictifs que réels.» souligne Xavier Bertrand dans sa préface.

En couverture, Le sac de Saint-Quentin par les troupes de Philippe II en 1557 (détail), Francis TATTEGRAIN, Huile sur toile, 1899.

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Passage choisi

CHAPITRE PREMIER

Il fit en sorte d'arriver à Saint-Quentin le samedi, veille de Pentecôte de l'an 1557. Cette ville du Vermandois d'environ huit mille habitants, réputée pour ses pèlerinages, attirait lors des fêtes religieuses nombre de croyants. Venus de Picardie mais aussi de régions voisines, ils célébraient, priaient, imploraient un miracle du saint apôtre et martyr qui donna son nom à la ville. Une humble chapelle, érigée au IIIe siècle, devint un sanctuaire. Au fil de la légende et du temps, elle s'agrandit et se transforma en une collégiale, témoignage de la ferveur des catholiques picards et provinciaux voisins en hommage à ce saint, auteur de nombreux miracles et guérisons.
Georges Montcalm, encore à plus d'une demi-lieue, vit l'imposant édifice dans le soleil couchant, sur la hauteur de Saint-Quentin. Très soigneux de sa personne, chaussé de bottes hautes et souples protégeant en partie ses chausses souillées par le voyage, ce cavalier arborait une large cape sur un pourpoint dessinant des raies, devenues pour l'heure aussi ternes que sa monture. Il aiguillonna son cheval, voulant franchir la porte du bourg avant la nuit afin de trouver gîte et écurie convenables.
À l'approche des murs, il avisa une rivière peu large et sinueuse, la Somme, qui longeait une enceinte vieillissante avant de se perdre dans des marais. Une grande agitation régnait au portail sud. Les fêtes de la Pentecôte précédaient une foire annuelle courue dans la région. La porte d'Isle ouvrait sur l'une des entrées principales de la ville, la plus large, flanquée de deux grosses tours d'artillerie de construction visiblement récente. Cette entrée desservait de part et d'autre un large faubourg, protégé par un maigre rempart. Elle donnait également accès à une chaussée pavée assez pentue menant vers les hauteurs de la cité. Sous le porche se bousculaient paysans, pèlerins, mendiants, marchands de toutes sortes, attelages chargés de vivres et de vin. Tous cherchaient à passer de front, leurs bestiaux tirant des charrettes de fourrage où s'entassaient vieillards, infirmes ou paysannes avec leur marmaille. La foule piétinait, s'invectivait, avançait en désordre, se retardant elle-même.
Le guet civil posté là haranguait la populace pour qu'elle se canalise et se hâte de pénétrer en ville, visiblement désireux d'en finir avant la nuit avec ce flot humain désordonné. Cette invasion se répétait chaque année à l'occasion des célébrations du martyr et des principales fêtes religieuses souvent suivies par les foires aux bestiaux, aux grains et aux toiles. Sitôt les portes refermées, la garde irait se régaler à l'auberge Au Pot d'Étain de quelque poule au blanc et salmis de pintade, cuissot de chevreuil ou de sanglier. Pour les amateurs de poisson, on y servait une délicieuse panade de chair de brochet nappée de sauce d'écrevisse ou encore des carpes farcies. Le tout largement et gaiement arrosé. L'endroit, sis dans une lourde bâtisse de bois sous un toit d'ardoises pentu, attirait pour sa cuisine mais aussi pour sa cave. Bien qu'éloigné du centre, l'établissement n'accueillait pas seulement la milice civile locale mais des Saint-Quentinois au bec fin. Cela aurait d'ailleurs pu être l'autre enseigne de ce relais qui recevait toute l'année pèlerins, soldats à pied, cavaliers, voyageurs ou courriers de poste. Tout était aménagé de sorte que chacun puisse trouver bon couvert et repos dans ses murs, à défaut dans les communs attenants.
(...)

 
 
Courrier des auteurs (en partenariat avec Fnac.com et lechoixdeslibraires.com)


1) Qui êtes-vous ? !
Un auteur-compositeur de chansons qui a succombé aux sirènes du roman.

2) Quel est le thème central de ce livre ?
Une bourgade picarde assiégée par l'armée espagnole se sacrifie pour sauver Paris. Sous Henri II, deux passions amoureuses, fictives, se mêlent sur fond de vérité historique.

3) Si vous deviez mettre en avant une phrase de ce livre, laquelle choisiriez-vous ?
«Je vous hais ! Vous êtes d'une cruauté sans nom et c'est peu dire lorsqu'il me faudra apprendre sur quelle chemise a fleuri le premier sang.»

4) Si ce livre était une musique, quelle serait-elle ?
celle que j'écrirai demain.

5) Qu'aimeriez-vous partager avec vos lecteurs en priorité ?
Comme dans tout roman d'aventure historique digne de ce nom : le souffle de l'épopée.

6) Avez-vous des rituels d'écrivain ? (Choix du lieu, de l'horaire, d'une musique de fond) ?
Un cahier d'écolier à petits carreaux, un crayon, une gomme.

7) Vous souvenez-vous de vos premiers chocs littéraires (en tant que lecteur) ?
Molière, Dumas, Prévert.

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