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.. Je m'appelle Nathan Lucius

Couverture du livre Je m'appelle Nathan Lucius

Date de saisie : 01/06/2017
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : Métailié, Paris, France
Auteur : Mark Winkler
Traducteur : Céline Schwaller

Prix : 20.00 €
ISBN : 9791022605397
GENCOD : 9791022605397 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 26/01/2017

 
 
4ème de couverture

Nathan Lucius est un jeune homme ordinaire. Il dort avec la lumière allumée. Il collectionne les vieilles photos anonymes. Il vend des encarts publicitaires dans un journal. Il s'entend plutôt bien avec sa chef. Parfois ils vont boire des bières. Il a une amie plus âgée, Madge, une antiquaire un peu fantasque. Il aime que chaque jour ressemble exactement à la veille. Il déteste les souvenirs. Un type banal. Parfois, il ne se souvient plus de rien. Il est un peu confus.
Un jour, Madge le supplie de l'aider à en finir. Elle a un cancer, elle n'en a plus pour longtemps, elle souffre trop.
Mais peut-on demander ce genre de choses à Nathan ?
Écrit au cordeau, drôle, glaçant, fascinant, ce scénario implacable est un tour de force vertigineux dont on se gardera de livrer le secret : on ne plonge pas impunément dans l'esprit de Nathan Lucius.

«Il y a un moment dans le livre qui vous prend à l'estomac et vous fait prendre conscience que, waouh, ce type sait vraiment écrire.»
Annetje van Wynegaard, Sunday Times
«Prenez votre respiration et plongez dans ce voyage chaotique et éprouvant avec Lucius. Vous n'êtes pas près de l'oublier.» Steven Boykey Sidley

Mark Winkler a grandi dans la province du Mpumalanga, à l'est de Johannesburg. Il travaille actuellement comme directeur artistique dans une agence de publicité, au Cap. Je m'appelle Nathan Lucius est son deuxième roman, le premier traduit en français.

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Passage choisi

JE M'APPELLE

° Je m'appelle Nathan Lucius. Je dors avec la lumière allumée.

° J'achète des vieilles photos de gens que je ne connais pas. Je leur donne des noms et je les dispose en arbre généalogique sur mon mur. Comme ça je peux avoir une nouvelle famille quand je veux.

° Je ne suis jamais aussi heureux que quand chaque jour ressemble exactement à la veille.

° J'aime courir. Je déteste la plage.

° Quand ma voisine Mme Du Toit se masturbe, je l'entends jouir derrière mon mur de photos. Je n'ai jamais vu son mari. C'est peut-être pour ça qu'elle le fait tout le temps. Parfois le bruit me donne envie de faire la même chose. Je pense à elle même si elle a plus de quarante ans.

° Je travaille dans un quotidien pour lequel je vends des espaces publicitaires. C'est un boulot.

° J'aime boire. J'aime regarder la télé.

° J'ai eu une petite amie il y a un moment de ça. Un jour je lui ai dit que je préférais me branler plutôt que de coucher avec elle, alors elle est partie.

° Je m'appelle Nathan Lucius. J'ai trente et un ans. J'habite un appartement dans Pansyshell Park. Je n'ai pas d'animal de compagnie.

SOUVENT DANS LE JOURNAL DU MATIN

Souvent dans le journal du matin les nouvelles ne dépassent pas la page 12. Après ça c'est l'économie et le sport. Il arrive même que la page 12 soit déjà dans le supplément économie. Il y a sept milliards de personnes sur la planète. Ce qui m'inquiète, c'est que les journalistes ne trouvent pas assez d'histoires pour remplir plus de douze pages. C'est dire si on doit être une espèce ennuyeuse.
Il y a plus de pubs que d'articles de toute façon. On dirait que les journalistes ne sont là que pour boucher les trous entre les trucs commerciaux. Ça suffît peut-être à les décourager d'écrire au-delà de la page 12 de savoir qu'ils écrivent seulement autour de pubs pour des voitures ou de la margarine. Ce doit être démotivant.
Au fil des trois années que j'ai passées ici, il est devenu de plus en plus difficile de vendre des espaces publicitaires même si ces espaces sont devenus plus petits. On les mesure en centimètres pour la hauteur et en colonnes pour la largeur. J'ai toujours eu du mal à comprendre ça. C'est comme mesurer quelque chose en tant de coudées de haut par tant de wombats de large. Ma chef, Sonia, met ce recul des ventes sur le compte d'Internet. Elle met la plupart des choses sur le compte d'Internet. La pédopornographie, le réchauffement de la planète, les mauvais résultats aux élections. Sonia est ici depuis beaucoup plus longtemps que moi. Elle me dit qu'avant, c'était moins chiant de vendre une double page. Ce sont ses mots. Parfois elle jure comme un charretier. Une double page coûtait le prix d'une petite maison à l'époque. Les publicitaires en achetaient tout le temps. Maintenant on doit apporter une "valeur ajoutée" en "groupant" les offres pour la version papier avec les offres pour l'édition en ligne. C'est une carotte pour faire dépenser de l'argent aux publicitaires. On n'a jamais vendu aussi peu de doubles pages. Tout le monde lit les informations sur son téléphone, sa tablette ou je ne sais quoi. Les patrons disent qu'on doit continuer à sortir l'édition papier. Je ne comprends pas pourquoi. Moi, je jetterais l'éponge.
L'été, Sonia ne porte pas de soutien-gorge sous ses hauts en coton qui ne cachent pas ses longs tétons. Elle a une énorme tignasse de cheveux blonds indisciplinés et des petits yeux bleus à la Renée Zellweger. Avant que Renée se fasse refaire, je veux dire.
(...)

 
 
Revue de presse

Gladys Marivat - Le Monde du 1er juin 2017
L'intrigue s'éloigne de la critique sociale pour devenir thriller psychologique. Et nous révéler «l'avant» : les violences subies par Nathan dans l'enfance, son long séjour en hôpital psychiatrique et les conditions de sa sortie... Je m'appelle Nathan Lucius est un roman haletant sur les failles de la prise en charge des maladies mentales. Ainsi qu'une violente critique de leurs conséquences.

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