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.. Aux vents mauvais

Couverture du livre Aux vents mauvais

Date de saisie : 15/02/2017
Genre : Policiers
Editeur : Au-delà du raisonnable, Paris, France
Auteur : Eléna Piacentini

Prix : 18.00 €
ISBN : 9782919174270
GENCOD : 9782919174270 Archiver cette fiche
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4ème de couverture

Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l'auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l'ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.
Au début, il y a le couteau qu'un gosse doit cacher dans un arbre, sur une île lointaine. À l'arrivée, cinquante ans plus tard, il y a un cadavre scalpé dans une cave de Roubaix. Leoni arrive alors bien trop tard pour protéger et servir. Tout juste pour compter les morts, chercher pour eux la justice, et comme toujours trembler pour les siens.
Il y a du Harry Bosch, le héros récurrent de Michael Connelly ou du Jean-Baptiste Adamsberg, le commissaire cher à Fred Vargas, chez cet homme-là.
Yann Plougastel, Le Monde

Elena Piacentini reine du polar humaniste pas poisseux...
Catherine Castro, Marie-Claire

Elena Piacentini est née en 1969 à Bastia. Elle a donné naissance à Leoni, le commandant de police corse qui dirige la section homicide de la PJ de Lille, capitale du Nord dans laquelle l'auteure vit. Dans ses romans, Elena Piacentini orchestre avec psychologie une humanité malmenée, souvent victime de ses choix entre l'ombre et la lumière. Après Des forêts et des âmes, finaliste du Prix des Lecteurs Quais du polar/20 Minutes et du Grand prix de littérature policière en 2015, Aux vents mauvais est le septième roman de la série.

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Passage choisi

1

Pardonne-moi Seigneur parce que j'ai péché.
Ses paroles m'ont cajolé et je n'ai pas fermé mes oreilles,
Ses yeux ont plongé dans les miens et je n'ai pas détourné le regard,
Sa main s'est posée sur la mienne et je ne me suis pas soustrait à cette caresse.
Elle m'appelle et m'obsède en pensée.
À la faveur de la nuit, elle se glisse entre toi et moi, Seigneur,
Elle m'éloigne de ta Vérité pour me plonger dans les ténèbres.
Et moi, aussi faible que le vieil homme, je brûle de me vautrer dans sa noirceur.
Sa peau exhale un parfum de sucre,
Sa bouche est juteuse comme un fruit mûr,
Ses seins sont deux bourgeons dessinés pour éclore dans ma main,
Le balancement de son corps attise mes sens, terrasse ma volonté.
Elle est la nocturne, la faunesse,
Elle est ma tentation, celle de mon Père et du Père de mon Père jusqu'au temps de la chute, Elle est Lilith.

2

À une encablure de Lille, sur les ruines de la friche industrielle de l'Union coincée entre Tourcoing et Roubaix, des panneaux géants prophétisaient l'éclosion de la cité intégrée du XXIe siècle. Aux avant-postes de cette reconquête économique et sociale, bulldozers, grues et machines à pieux conduites par des unités de fantassins en bottes et casques de chantier. Plus au sud, la zone de sécurité prioritaire de l'Alma et son labyrinthe d'immeubles bas en brique rouge témoignaient que les guerres se perdent dans la durée, souvent faute de combattants. L'engagement militant des années soixante-dix et la résistance des habitants montés au front pour se réapproprier la rénovation de leur quartier avait fait pschitt. Face au pilonnage du chômage, au gazage sécuritaire et à la tentation de la ghettoïsation, la victoire avait été éphémère. Pour les plus désabusés, sans voix et sans dents, sans doute tenait-elle de la légende urbaine. Limitrophes de Roubaix, ville la plus pauvre de France, les communes de Mouvaux et de Croix pavanaient en bonne place dans le classement de l'ISF.
Pierre-Arsène Leoni ne s'expliquait toujours pas cette coexistence pacifique des extrêmes. Et bien que son métier de flic le rangeât en théorie du côté de l'ordre, son sens pratique de la justice s'étonnait qu'une invasion massive n'ait pas pulvérisé les lignes de démarcation. Lorsqu'il gara son véhicule rue de Roubaix, en bordure d'une palissade annonçant le lancement de la deuxième phase du programme Urban Harmony, la juxtaposition des deux termes arracha au Corse une grimace sceptique. Le plus dense des ronciers de son île lui paraissait receler davantage de douces promesses. Ses yeux verts striés de gris se plissèrent, scannant les alentours immédiats.
(...)

 
 
Revue de presse

Yann Plougastel - Le Monde du 16 février 2017
Les yeux d'Elena regardent ce monde qui ne tourne pas rond et en tirent des histoires, où les malfaisants se drapent dans des oripeaux de bon aloi et où les braves gens n'aiment pas que l'on suive une autre route qu'eux, comme le chantait George. Elle a inventé un sacré personnage, nommé Pierre-Arsène Leoni, commandant de police de son état à la PJ de Lille, ombrageux, bougon, taiseux, le coeur sur la main et la tête toujours dans les étoiles de sa Corse natale...
Le récent, «Aux vents mauvais», est donc le septième volet de cette saga où le monde chti entame un pas de deux avec l'intransigeance corse.....
Comme d'habitude, les yeux d'Elena nimbent ce roman noir d'un éclat très particulier, où l'inavouable côtoie l'inacceptable, mais où, surtout, la vie, envers et contre tout, garde un charme fou. N'oubliez pas. Comme l'écrivait Aragon, «ses yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie». Lisez-la, Elena. Et pas que pour ses beaux yeux.

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