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.. Claire de Gonzague comtesse de Bourbon-Montpensier (1464-1503) : une princesse italienne à la cour de France

Couverture du livre Claire de Gonzague comtesse de Bourbon-Montpensier (1464-1503) : une princesse italienne à la cour de France

Date de saisie : 20/03/2017
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d'Ascq, France
Auteur : Nicole Dupont-Pierrart

Prix : 29.00 €
ISBN : 9782757414880
GENCOD : 9782757414880 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 16/03/2017

 
 
4ème de couverture

Après une enfance passée au sein de la cour raffinée des marquis de Mantoue, Claire de Gonzague épouse en 1481 le comte Gilbert de Bourbon-Montpensier, cousin du roi Charles VIII. Elle joue un rôle de mécène, accueillant des artistes et des réfugiés italiens dans son château d'Aigueperse en Auvergne. Après la mort de son mari au cours de la campagne d'Italie de 1494, la comtesse, dame d'honneur d'Anne de Bretagne, met son talent de négociatrice au service de son frère François, intriguant à la cour de France pour sauver le marquisat que Louis XII envisage de conquérir.
La biographie de cette princesse, mère du célèbre connétable Charles de Bourbon et belle-soeur de la brillante marquise Isabelle d'Esté, fait renaître la vie de cour au XVe siècle, sous la forme d'un sujet inédit basé essentiellement sur des sources d'archives italiennes.

Docteur en histoire de l'Université de Lille (2013), Nicole Dupont-Pierrart a été professeur de lettres avant d'entreprendre des études de langue italienne qui, après un master sur le peintre attitré du marquis de Mantoue Andréa Mantegna, l'ont menée à une thèse sur un sujet inédit, la vie de Claire de Gonzague (1464-1503), une princesse peu connue des historiens.

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Passage choisi

Extrait de l'introduction

Origines de la Casa Gonzaga

Le passé tumultueux d'un petit fief
Une légende fait remonter l'origine de la ville à l'époque romaine, attribuant sa fondation à Manto, fille de Tirésias devin de Thèbes, et en 70 avant notre ère la cité accueille la naissance du grand poète Virgile. Après avoir subi l'invasion gothique, elle tombe sous la domination des Lombards au VIP siècle puis des marquis de Toscane au Xe. Entourée de trois lacs formés par le Mincio, sa situation stratégique et les circonstances lui permettent dès le Moyen-Âge, de jouer peu à peu un rôle prépondérant et principalement de résister au pouvoir des grandes puissances qui la cernent, le Saint-Empire romain germanique, le duché de Milan, la République de Florence et la Sérénissime. Ainsi dès le XIIe siècle elle devient une commune quasi indépendante bénéficiant de libertés républicaines dans le cadre de la Ligue lombarde du 7 avril 1167 avant de passer en 1228, sous le pouvoir d'une famille aristocratique, les Bonacolsi qui y règnent en véritables tyrans.
Profitant d'une révolte du peuple excédé par les abus, Louis Corradi, gibelin partisan de l'Empire, hostile au parti guelfe favorable au pape, s'empare brutalement du pouvoir à Mantoue en 1328. Originaire de la cité de Gonzague, il appartient à une famille de condottières, propriétaires de grands domaines. Il met fin à la domination de Passerino Bonacolsi après un coup d'état éclatant dont l'un des épisodes les plus sanglants est illustré par un tableau de Domenico Morone, L'expulsion des Bonacolsi, retrouvé au palais Saint Sébastien au XVIe siècle et que l'on peut voir aujourd'hui à l'entrée du palais ducal, son site d'origine.
Le sujet de cette toile, commanditée en 1494 par François II de Gonzague, frère de Claire, marque la naissance emblématique du marquisat de Mantoue. Les seigneurs de Gonzague s'imposent rapidement par leurs qualités de chefs militaires, de diplomates et de mécènes, passionnément attachés à la gloire de leur petit état et mus par l'ambition de rivaliser avec les puissances voisines. Conscients que Mantoue occupe une situation stratégique «que ce soit en raison des intérêts opposés de l'empereur et des Français en Italie, ou bien en raison du conflit entre Milan et Venise» ils comptent bien en tirer parti pour satisfaire une ambition dévorante.

L'alliance avec la branche des Hohenzollern apparentés à l'empereur
Parmi les petits états de la Péninsule comme Ferrare, Modène ou Parme, Mantoue à l'instar de Venise, jouit d'une position privilégiée protégée par la barrière naturelle des eaux qui l'entourent, ce qui théoriquement la rend imprenable. Néanmoins les Gonzague dès leur prise du pouvoir sur la cité font preuve de réalisme et de prudence, cherchant des alliés qui leur garantiront une protection inaliénable : la papauté avec laquelle ils s'efforcent de préserver des relations pacifiques et surtout l'Empire qui leur accorde dès l'origine un titre irrévocable, dont les conditions d'attribution excluent toutefois le cas de félonie.
Le cardinal Cesarini mène la négociation de mariage entre Barbara, nièce du prince Électeur du Saint-Empire germanique et Louis, l'héritier premier-né des Gonzague, dont la famille s'engage à verser à Jean l'Alchimiste, père de la fiancée, la somme considérable de cinquante mille florins d'or. Le lien féodal de Mantoue avec l'empereur n'est pas seulement honorifique, «la devise creuse d'un blason», mais il confère à son prince «incorporé dans l'ordre féodal-impérial» une position solide. Quelques décennies plus tard, François de Gonzague et Isabelle d'Este en restent convaincus, déclarant qu'ils ne veulent jurer fidélité qu'à sa majesté comme l'ont toujours fait leurs ancêtres, qui ont été investis par l'empereur et par personne d'autre : «cette garantie du pouvoir princier [...] même si celle-ci n'était que morale et conforme à la loi, a joué sensiblement et durablement pour assurer la longue vie de la dynastie des Gonzague à Mantoue. Il n'y a aucune autre maison princière italienne qui, jusqu'au XVe siècle, ait contracté autant d'alliances matrimoniales avec des princes allemands de l'Empire, margraves de Brandebourg, ducs de Bavière, archiducs d'Autriche.».
En 1433 le mariage de Louis de Gonzague avec Barbara de Brandebourg, dont le petit fief mantouan retire de nombreux avantages, constitue la première étape de ce rapprochement avec l'Empire. La même année Louis est nommé chevalier de l'empereur Sigismond, le 22 septembre a lieu le couronnement et deux ans plus tard l'empereur Frédéric reconnaît l'existence de son état. Francesco Folengo est envoyé à la cour impériale pour obtenir l'investiture du marquisat qui prend effet le 27 août 1445. Puis le marquis devient capitaine général de l'armée florentine en 1447 avant d'entrer au service du duc de Milan Francesco Sforza.

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