Avec Fnac.com,le site culturel Passagedulivre.com produit des chroniques littéraires pour mieux choisir vos livres préférés.

 

Les lecteurs de Livres Hebdo sont invités à découvrir sur Passagedulivre.com les plus beaux portraits des auteurs et des traducteurs.

 

Découvrez les interviews décalées des auteurs et des traducteurs.

 

Abonnez vous à la correspondance "Fnac.com et l'actualité des livres", envoyée chaque semaine à plus de 400 000 amoureux des livres. Vous y trouverez notamment les interviews décalées des écrivains et des traducteurs, et de courts extraits de vos livres préférés.

 

Amis éditeurs, une page de ce site a été spécialement conçue pour vous : la foire aux questions.

 

Bonne visite sur Passagedulivre.com !

 

.. Les limites de Paris : XIIe-XVIIIe siècles

Couverture du livre Les limites de Paris : XIIe-XVIIIe siècles

Date de saisie : 20/03/2017
Genre : Histoire
Editeur : Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d'Ascq, France
Auteur : Anne Conchon | Hélène Noizet | Michel Ollion

Prix : 20.00 €
ISBN : 9782757414958
GENCOD : 9782757414958 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 02/03/2017

 
 
4ème de couverture

L'actualité de la création de la Métropole du Grand Paris qui redéfinit le périmètre de la capitale, resté inchangé depuis sa dernière modification en 1860, invite à une réflexion historique sur les limites de la ville. S'il s'agit d'un thème de recherches faisant l'objet de continuels renouvellements en géographie et en sociologie urbaine, la question des découpages parisiens reste relativement peu étudiée pour les périodes médiévale et moderne. Qu'elles circonscrivent la ville ou qu'elles la sillonnent, les limites constituent des facteurs essentiels à la compréhension et à l'interprétation des dynamiques urbaines. Étudier la façon dont elles sont vécues et perçues par les citadins permet en outre d'observer les fonctions diverses qu'elles jouent dans la construction des rapports sociaux et dans la territorialisation des pratiques.

Anne Conchon,
professeur d'histoire moderne à l'Université Paris I.

Hélène Noizet,
maître de conférences en histoire médiévale à l'Université Paris I.

Michel Ollion,
conservateur en chef aux Archives Nationales.

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
 
Passage choisi

Extrait de l'introduction d'Anne Conchon
Université Paris 1 - IDHE.S

Ce volume rassemble les textes de la journée d'études co-organisée par Anne Conchon (Université Paris I-IDHE.S), Hélène Noizet (Université Paris I-LAMOP) et Michel Ollion (Archives Nationales), qui s'est tenue aux Archives Nationales (Paris) le 10 juin 2015. Depuis 2011, l'Université Paris I en partenariat avec les Archives Nationales organisent en effet les Rencontres d'histoire de Paris qui ont vocation à faire connaître les recherches, nombreuses et diverses sur Paris à l'époque médiévale et moderne, et à favoriser les échanges scientifiques entre archivistes, enseignants, chercheurs, doctorants et étudiants de Master.
Le thème retenu pour la quatrième rencontre s'inscrit dans l'actualité du projet du Grand Paris qui oblige, à travers le redéploiement de l'agglomération, à repenser les principes de sa délimitation, en même temps qu'il traduit un délitement des limites de la capitale. L'objectif de cette journée était d'interroger dans une perspective historique les fonctions et les usages des limites qui séparent des espaces en même temps qu'elles créent des formes d'interaction et de coordination.
Par «limites» il faut d'abord entendre les limites physiques continues ou non, qui ont circonscrit le périmètre urbain à l'instar des sept enceintes militaires et fiscales qui ont durablement structuré l'organisation urbaine et ses représentations depuis le haut Moyen-Âge jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Traditionnellement la ville se définit en effet comme un espace clos. Si à partir du règne de Louis XIV les fortifications sont progressivement démantelées pour laisser la place à des boulevards, Louis XVI décide à la veille de la Révolution l'édification d'un mur destiné à enrayer la fraude fiscale et à faciliter la perception de l'octroi. Cette séquence chronologique est à resituer dans une histoire plus longue qui court jusqu'au déplacement de la limite communale de Paris en 1860 avec l'annexion de la petite ceinture. Alors que les limites de l'espace urbain ont été inlassablement repoussées au fur et à mesure des enceintes successives, la délimitation de la cité devient à partir du XVIIe siècle un enjeu politique dont l'objectif est de freiner l'urbanisation exponentielle de la capitale, en interdisant de construire au-delà de certaines limites fixées par le pouvoir royal. À partir de 1724, dans un contexte d'extension du bâti, sont décidés l'installation de nouvelles bornes «à la dernière maison construite» et le recensement annuel des maisons des faubourgs. Les interdictions de construire dans les faubourgs et aux abords des boulevards se révèlent toutefois impuissantes à contenir l'extension de la ville et l'agglomération de nouveaux quartiers aux statuts différents. Une autre limite structurante, celle du fleuve, scinde la ville en deux rives. Il ne faudrait toutefois pas considérer les limites à travers leur seule matérialisation par des marqueurs topographiques ; elles renvoient également à des emprises immatérielles, linéaires ou plus incertaines, qui dessinent les divisions administratives, les clivages sociaux et les représentations territoriales.
Plusieurs de ces limites ont laissé des traces, archéologiques d'abord, qu'il s'agisse des vestiges des enceintes, de bornes ou encore des propylées réalisés par l'architecte Nicolas Ledoux pour les portes du mur des fermiers généraux. D'autres marques, comme celles des censives effacées au fils des modifications du bâti, ont quant à elle disparu. Les limites sont aussi largement présentes dans les représentations cartographiques comme le montrent les archives de la commission réunie entre 1724 et 1728 pour définir une nouvelle délimitation de la ville et conservées au Centre de topographie historique de Paris (Archives nationales) : une ligne rouge marque la limite entre les paroisses du faubourg et celle de la campagne, tandis que des étoiles bleues assorties d'un chiffre romain figurent l'emplacement des bornes. L'article préliminaire de Michel Ollion vient en outre opportunément rappeler les perspectives de recherches nouvelles qu'offrent les archives sur cette question.

logo fnacCommander ce livre sur Fnac.com

 
Nous contacter - Informations légales - Vous êtes éditeur ?