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.. Histoire de l'éducation populaire : 1815-1945 : perspectives françaises et internationales

Couverture du livre Histoire de l'éducation populaire : 1815-1945 : perspectives françaises et internationales

Date de saisie : 20/03/2017
Genre : Histoire
Editeur : Presses universitaires du Septentrion, Villeneuve-d'Ascq, France
Auteur : Laurent Besse | Carole Christen

Prix : 35.00 €
ISBN : 9782757414965
GENCOD : 9782757414965 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 16/03/2017

 
 
4ème de couverture

Carole Christen est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Lille, CNRS, UMR 8529 - IRHiS - Institut de recherches historiques du Septentrion, et membre junior de l'Institut universitaire de France.

Laurent Besse est maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Tours (IUT, département Carrières sociales), membre du CeTHiS (EA 6298) - Centre tourangeau d'histoire et d'études des sources.

L'histoire de l'éducation populaire suscite des recherches depuis une trentaine d'années mais il n'existe pas de bilan des travaux. Vingt-huit contributions concernant la France, d'autres pays européens et le Québec mettent l'accent sur le rapport complexe à l'école, la question du genre et la dimension politique de l'éducation populaire. L'action d'individus connus (Édouard Petit) ou méconnus (Maud Pledge), de groupes (les fouriéristes) est aussi bien évoquée que celle d'institutions comme les universités populaires de province ou la Jeunesse ouvrière chrétienne.
Un intérêt particulier a été porté aux techniques : chanson, lecture populaire, documentation, cinéma, sans oublier plusieurs chapitres à caractère historiographique. En un volume est dressé un tableau de l'éducation populaire dans sa diversité, entre 1815 et 1945, date qui marque le début de son institutionnalisation.

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Passage choisi

Extrait de l'introduction

Retracer l'histoire de l'éducation populaire (1815-1945)

Carole Christen, Laurent Besse

Geneviève de Gaulle-Anthonioz, Germaine Tillon et Jean Zay ont fait leur entrée au Panthéon le 27 mai 2015. La République a honoré ainsi leur engagement dans la Résistance, mais elle a également reconnu les multiples engagements de ces personnalités, tout particulièrement dans l'éducation populaire. Geneviève de Gaulle-Anthonioz fut en effet une figure majeure d'ATD Quart monde, Germaine Tillon fonda les Centres sociaux en Algérie et Jean Zay joua un rôle actif au sein de la Ligue de l'enseignement. Chacune de leurs trajectoires militantes s'inscrivait dans des approches bien distinctes de l'éducation populaire : centrée sur l'émancipation des plus pauvres pour Geneviève de Gaulle-Anthonioz ; «éduquer, soigner, former à un métier» les exclus pour Germaine Tillon ; favoriser l'accès à l'enseignement et à la culture pour Jean Zay à travers notamment son action comme ministre de l'Éducation nationale sous le Front populaire qui prolongeait son engagement au sein de la Ligue. À travers ces trois figures - appartenant peu ou prou aux mêmes générations - on mesure la grande diversité des actions qui relèvent de l'éducation populaire, diversité qui peut paraître vertigineuse quand on considère la longue durée : la démocratisation des loisirs rejoint l'éducation politique, la formation religieuse voisine avec les auberges de jeunesse, les cours d'adultes avec le scoutisme. Tenu quelques semaines après ces panthéonisations, le colloque de l'université Lille f dont est issu cet ouvrage avait pour ambition de faire un bilan des recherches historiques menées depuis une trentaine d'années sur ce vaste ensemble que constitue l'éducation populaire. Son caractère insaisissable a souvent été relevé. Les discours militants le mettent en avant de manière récurrente, soit pour le déplorer, soit au contraire pour souligner ce que cet aspect témoigne de richesses potentielles. Des observateurs ont quant à eux relevé une notion «assez difficile à définir», un terme «valise», une notion qui reste encore «incertaine». Face à cette difficulté, l'une des stratégies proposées en particulier par Françoise Têtard a consisté à définir l'éducation populaire à partir des discours tenus par ceux qui s'en revendiquaient. L'éducation populaire, selon ce point de vue, devient donc ce que les agents qui s'y consacrent prétendent faire. Cette perspective a le mérite de rendre attentif aux paroles des acteurs et de mettre l'accent sur des moments-clés de cette histoire, lorsqu'est affirmée l'importance de cette éducation dite populaire : on songe à la toute fin du XIXe siècle en particulier ou à la Libération. Elle bute toutefois sur une difficulté, particulièrement pour le XIXe siècle : certaines actions relèvent manifestement de l'éducation populaire mais ne s'en revendiquent pas. Si l'on prend l'exemple de la Ligue de l'enseignement qui a fêté en 2016 ses 150 ans, ce n'est que récemment (les années 1990) qu'elle s'est référée de manière systématique à l'éducation populaire. Pourtant il ne viendrait à personne l'idée de contester l'appartenance de la Ligue à ce courant, dès ses origines, qui puisent elles-mêmes pour partie dans des expériences philanthropiques antérieures.
La perspective nominaliste a été adoptée de manière systématique par Frédéric Chateigner qui a étudié de manière quantitative sur la longue durée les enjeux de désignation liés à la formule «éducation populaire». Il a pu dégager deux cycles successifs dans les discours des débuts du XIXe siècle à nos jours. Le premier, «consacre l'éducation populaire comme une sous-catégorie de la scolarisation - publique et non-confessionnelle principalement, mais aussi privée et catholique». Il s'étend jusqu'à la Seconde Guerre mondiale où débute un second cycle marqué par un affranchissement relatif vis-à-vis du scolaire puis par une entrée dans la terminologie des politiques publiques. C'est dans le premier cycle de cette chronologie que s'inscrit cet ouvrage issu du colloque.

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