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.. L'éducation médicale en France, de la Révolution à nos jours

Couverture du livre L'éducation médicale en France, de la Révolution à nos jours

Date de saisie : 18/04/2017
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Hermann, Paris, France
Auteur : Christian Derouesné | Jacques Poirier

Prix : 28.00 €
ISBN : 9782705691004
GENCOD : 9782705691004 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 15/03/2017

 
 
4ème de couverture

L'éducation médicale ne concerne pas seulement la formation des médecins, mais s'étend à la formation des autres personnels de santé (dentistes, sages-femmes, infirmières...) et au rôle des médecins dans l'éducation thérapeutique des patients, dans l'éducation sanitaire et la vulgarisation médicale.
Après un survol de l'éducation médicale de l'Antiquité à la Révolution, et une étude diachronique de 1789 à nos jours, l'ouvrage présente une approche transversale, transgénérationnelle, des principales problématiques touchant notamment aux institutions, aux enseignants, aux étudiants, à l'enseignement, à la pédagogie et aux nombreuses réformes qui s'inscrivent dans l'histoire politique, économique et sociale du pays.

JACQUES POIRIER, professeur honoraire à la Faculté de médecine, historien de la médecine, fondateur du Groupe de Recherches en Épistémologie et Histoire de la Médecine, membre de la Société Française d'Histoire de la médecine, lauréat de l'Académie nationale de Médecine, est l'auteur de nombreux articles et ouvrages d'histoire de la médecine.
CHRISTIAN DEROUESNÉ, professeur émérite à l'Université Pierre et Marie Curie (Paris VI), ancien chef de service de neurologie à l'Hôpital de la Salpêtrière, a publié de nombreux articles consacrés à l'histoire des accidents vasculaires cérébraux, de la neuropsychologie et de la maladie d'Alzheimer.

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Passage choisi

Chapitre 1

Préambule

Pourquoi une nouvelle histoire de l'enseignement médical ? - Parce que nous avons pensé que notre expérience de praticiens et d'historiens de la médecine nous donnait l'opportunité de mettre cette histoire en situation dans le cadre plus large de l'éducation médicale et de faire intervenir tous ses acteurs, en prenant en compte le contexte économique et socio-politique.
L'histoire de l'éducation médicale s'inscrit en effet dans l'histoire politique, économique et sociale du pays. Les problèmes posés, les questions soulevées, les réponses apportées, les réformes envisagées ou réalisées, sont indissociables de l'état de la nation, du régime en place, des luttes politiques et sociales menées. C'est pourquoi la périodisation que nous avons adoptée est celle de l'histoire générale et non pas celle de l'histoire de la médecine.
Le concept (Y éducation (ou formation) médicale n'est pas simple à cerner. Il recouvre en effet des réalités théoriques et pratiques diverses et implique une ambition nettement plus grande que celui & enseignement médical. Nous l'avons pris ici dans son sens le plus large. Il ne s'agit pas seulement de l'enseignement délivré à des médecins - étudiants en médecine ou médecins en exercice - par des médecins, dans le cadre étroit des établissements dédiés à cette fin. Nous avons considéré que la formation des autres professionnels de santé, quels qu'ils soient, dentistes, sages-femmes, kinésithérapeutes, infirmiers, orthophonistes, etc. devait y trouver sa place. Les bénéficiaires de l'éducation médicale sont également les malades (éducation thérapeutique des patients) et le public (éducation sanitaire, vulgarisation médicale). Traiter de l'éducation médicale signifie aussi parler des enseignants, des étudiants, des contenus et des modalités de l'enseignement, de la pédagogie, de la docimologie, des textes législatifs et réglementaires qui les encadrent ainsi que des réformes qui les affectent de façon itérative.
Bien qu'arbitraires, les limites géographiques et chronologiques de notre ouvrage - qui ne se veut pas exhaustif - ont au moins le mérite d'être précises. Quant aux problématiques soulevées, elles sont nombreuses, complexes et complémentaires.

I. LES BORNES GÉOGRAPHIQUES

Devant la difficulté - qui nous a paru insurmontable - de faire l'histoire comparative qui aurait été souhaitable, nous avons dû nous cantonner à la France, tout en étant amenés à plusieurs reprises à faire référence à ce qui se passe en Europe et singulièrement en Allemagne.
On ne sera pas surpris de la place prépondérante que nous avons donnée à Paris. En effet - alors que les tentatives de la monarchie absolue pour imposer, à partir de Louis XIV, la centralisation dans une France très fragmentée se sont toujours heurtées au pouvoir de l'aristocratie locale - le jacobinisme de la Révolution, puis le bonapartisme du Consulat et de l'Empire ont doté la France d'un système hautement centralisé entièrement sous la domination de l'État, faisant ainsi de la capitale le lieu fondamental de l'exercice du pouvoir. Tout part de Paris, tout y remonte :

Tout se centralise donc dans les bureaux du ministère; c'est de là que partent toutes les instructions ; là que doivent être adressées toutes les demandes, toutes les réclamations de quelque nature qu'elles soient ; là que les demandes sont examinées, pesées, jugées et qu'on y fait droit ou non, au gré de l'administration ; là enfin que se décide et se décrète tout ce qui, au point de vue général ou au point de vue particulier, intéresse l'Université, les Facultés, les Écoles, les professeurs.

Ce centralisme et ce parisianisme perdurent pendant tout le XIXe et la plus grande partie du XXe siècle. À la fin du XXe siècle et au début du XXIe, la décentralisation de la France devient un projet récurrent, mais il lui faut vaincre de nombreuses résistances et le centralisme persiste dans de nombreux domaines. Ainsi, jusqu'à la seconde moitié du XXe, la Faculté de médecine de Paris domine les Facultés et Écoles de médecine de province, en réputation, en nombre et en prestige des professeurs, ainsi qu'en nombre d'étudiants.
Depuis le Moyen Âge, la Faculté de médecine de Montpellier est la rivale de celle de Paris, mais cela ne dure pas. Et finalement, en 1848, la question est posée :

supprimera-t-on successivement les deux Facultés de province, en commençant par celle de Strasbourg, pour ne laisser subsister que celle de Paris, flanquée d'un certain nombre d'écoles préparatoires ou secondaires ?

(...)

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