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.. 1086 Bush Street

Couverture du livre 1086 Bush Street

Date de saisie : 00/00/0000
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Persée, Cogolin, France
Auteur : Françoise Boxler

Prix : 14.00 €
ISBN : 978-2-35216-063-2
GENCOD : 9782352160632 Archiver cette fiche

 
 
4ème de couverture

Où est Jenny ? s'interroge François, que sa femme Claire vient de déposer à l'aéroport. La douce Hawaïenne a été le premier grand amour de sa vie...
Le regard perdu dans les volutes bleuâtres de son cigare, il se revoit ce 14 juin 1967 lorsque son rêve éperdu d'aventure le dépose à 15h15 très précisément, à San Francisco, en plein «Summer of love». Il avait 22 ans. Ses couteaux de cuisinier en poche, il quittait son petit village oublié du monde.
«C'était le premier voyage de ma vie. J'avais cinq dollars en poche. Pas de billet retour. Je ne connaissais personne et ne savais rien de cette ville. Je ne parlais pas l'anglais. Ma mère m'avait juste appris à dire good morning, mais je suis arrivé l'après-midi», confie-t-il pendant le vol à sa voisine journaliste partie sur les traces des derniers hippies. «Exciting, non ?», lui glisse-t-il.

1086 Bush Street brosse à travers les souvenirs d'un quinquagénaire assagi, le tableau d'une époque qu'aucune autre n'effacera. Celle des seventies et du vent de liberté qui s'est levé à San Francise C'est aussi l'histoire d'un risque-tout qui remercie la chance de lui avoir évité le pire.

 
 
Passage choisi

Il est 20 h45. Personne ne viendra dîner ce soir. La salle n'a pas un pli de travers. Le costume du chef est immaculé. La radio déverse l'agitation du monde qui fait défaut ici. Dans deux heures, les lumières s'éteindront. La nuit sera longue. Demain, sa femme lui redonnera le courage de se lever. Elle n'est pas à bout d'arguments pour le stimuler, lui faire croire à un possible avenir. Elle le suit et l'épaule en toute circonstance. Et plus encore dans les coups durs. Il remercie la vie de l'avoir gratifié d'une telle alliée. Mais il voudrait pouvoir lui donner de vraies raisons d'être optimiste. Il pense à leurs deux jeunes enfants. Il s'est juré de leur inculquer les vertus du rêve. Pour cela, il faut qu'il puisse le remettre sur «on» quand, à son corps défendant, on l'a obligé à le mettre sur «off».

Demain, il appellera John. Il lui dira qu'ils ne viendront pas. Il a attendu le dernier moment pour lui annoncer que leurs vacances sont annulées. Tant pis pour les billets d'avion achetés depuis plus d'un mois.
John est son ami. Ils ont vécu tant de choses ensemble, là-bas. Il devait les attendre à San Francisco où le couple avait décidé de se rendre pour la première fois depuis le retour de François en France. 15 ans après. Compte tenu des circonstances, il leur semblait impératif de ne pas fermer le restaurant. Les recettes espérées, forcément maigres dans ce creux de saison et avec les moyens du bord - juste eux deux pour la cuisine et le service - permettraient de régler les échéances du 30 janvier et les factures des fournisseurs.
Oui, mais après ? Faudra-t-il réellement tirer le rideau ? Congédier le personnel ? Tout quitter ? Une chaleureuse auberge villageoise pour commencer, érigée de ses mains, avec son frère, avec les femmes de la famille, dans la maison paternelle, et qu'il a portée au rang prestigieux de restaurant gastronomique étoile.
Non. Il est trop jeune pour rendre le tablier. Trop vieux pour recom­mencer à zéro. Quel échec !

 
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