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.. Les sortilèges du Cap Cod

Couverture du livre Les sortilèges du Cap Cod

Date de saisie : 14/02/2011
Genre : Romans et nouvelles - étranger
Editeur : La Table ronde, Paris, France
Auteur : Richard Russo
Traducteur : Céline Leroy

Prix : 21.00 €
ISBN : 978-2-7103-3167-4
GENCOD : 9782710331674 Archiver cette fiche
Commander ce livre sur Fnac.com Sorti le : 16/09/2010

 
 
4ème de couverture

Professeur dans une université du Connecticut, Jack Griffin est invité au cap Cod avec sa femme Joy, le temps d'un mariage.
Le week-end, qui s'annonçait enchanteur, se révèle dévastateur. Il sonne le glas du couple, réveille les espoirs déçus, les conflits jamais résolus. Joy regagne le Connecticut, tandis que Jack part pour Los Angeles. Un an plus tard, le mariage de leur propre fille scelle leurs retrouvailles. Elles sont d'autant plus mouvementées que, cette fois, Jack transporte non seulement les cendres de son père, dans le coffre de sa voiture depuis un an et demi, mais aussi celles de sa mère, décédée six mois plus tôt, et dont l'esprit sarcastique ne le lâche pas une seconde.
Dans Les Sortilèges du cap Cod, Richard Russo déploie subtilement ses thèmes de prédilection - la famille, la transmission ou encore le couple et ses compromis - avec un humour grinçant qui sait faire place à l'émotion pure.

Né en 1949 aux États-Unis, Richard Russo, lauréat du prix Pulitzer en 2002 pour Le Déclin de l'empire Whiting, a longtemps enseigné la littérature à l'université.

Les Sortilèges du cap Cod est son septième roman publié à Quai Voltaire.

«Le livre est empreint de ce qui fait tout l'art de Richard Russo : une sensibilité drolatique ainsi qu'un regard d'une lucidité tour à tour crue et tendre sur la fragilité humaine, la filiation, la force d'âme et la ferveur.» The Boston Globe.

«Un charme irrésistible ! Si vous avez tendance à pleurer aux mariages, alors vous serez ici ému aux larmes et rirez aux éclats. [...] Dans cette comédie romantique de l'intime, le lauréat du Prix Pulitzer dépeint à merveille nos névroses collectives.» The Washington Post.

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Passage choisi

Là où il fait bon vivre

Le réveil trônant sur la table de nuit de sa chambre d'hôtel n'affichait que 5 :17, et pourtant Jack Griffin, tout à coup parfaitement réveillé, comprit qu'il n'arriverait pas à se rendormir. Il s'était laissé gagner trop tôt par le sommeil. Accompagnant l'insomnie, une sensation de malaise le submergeait : ce qu'il n'avait pas voulu admettre, la veille, face aux autres comme à lui-même devenait une évidence dans l'obscurité solitaire qui précédait l'aube. Il aurait dû ravaler sa fierté et attendre Joy un jour de plus.
La tradition exigeait qu'ils fuient le campus dès que Griffin aurait donné son dernier cours. En général, ils filaient sur le Sentier de la Liberté (ainsi qu'il surnommait l'autoroute I-95), descendaient jusqu'à New York et s'offraient un bon hôtel. Lui passait la journée à noter le petit tas de mémoires de ses étudiants pendant que Joy flânait dans les boutiques et, le soir, ils rattrapaient leur retard en cinéma et allaient au restaurant. Ces escapades lui rappelaient toujours leurs premières années de mariage, à Los Angeles. Elles leur coûtaient une petite fortune, mais dépenser l'argent qu'ils ne possédaient pas vraiment donnait bon espoir à Griffin de trouver le moyen d'en gagner plus - une méthode qui avait fonctionné à L.A. -, et lui permettait de venir à bout de sa corvée de copies.
Cette année-là, le mariage de Kelsey prévu au cap Cod avait tout fait capoter en beauté, même si Griffin avait proposé de remplacer New York, trop mal situé, par Boston. Mais Joy, persuadée que l'invitation au mariage la dispensait de leur rituel, aggrava la situation en prenant des rendez-vous le lendemain du dernier cours de Griffin. «Vas-y, toi, dit-elle quand il se montra contrarié par le tour que prenaient les choses. Offre-toi une soirée de célibataire et je te rejoindrai au cap.» Il avait froncé les sourcils. Ne fallait-il pas être au moins deux pour une vraie soirée de célibataires ? Joy entendait-elle l'expression au singulier ; un homme seul célébrant sa propre masculinité ? L'avait-elle toujours envisagée ainsi, au singulier ? La relation que Joy entretenait avec la langue anglaise n'était pas sans heurts. Elle confondait souvent les formules imagées, et il n'était pas rare qu'elle ait «d'autres chats sur la planche». Du pain sur la planche ? D'autres chats à fouetter ? Ses soeurs, Jane et June, étaient encore pires, et quand vous aviez le malheur de les corriger, les trois femmes vous foudroyaient d'un seul et même regard. Si elles avaient eu une devise familiale, c'aurait été : Tu sais très bien ce que je veux dire.

 
 
Revue de presse

André Clavel - L'Express, octobre 2010
Sa spécialité ? Le monde intérieur, la systole des secrets intimes, la diastole des sentiments et des émotions. Il n'y a pas d'intrigues spectaculaires dans ses romans et pourtant c'est la vie même qui y frémit, sous la plume d'un médium qui n'a pas son pareil pour fouiller les poches souvent mitées de ses personnages...
Lequel signe un magnifique roman sur les affres de la transmission familiale, lorsque la génétique vous coupe les ailes et que, dans le coffre de votre voiture, vous trimballez depuis un an les cendres de votre père, comme s'il continuait à vous poursuivre... L'humour grince chez Russo et ses sortilèges ont le goût de l'amertume. Un conte cruel, dans les coulisses de la middle class américaine.

Bruno Corty - Le Figaro du 14 octobre 2010
Là, le romancier tricote des histoires de familles ou de couples à la ­dérive. Rien de tragique dans tout cela, juste la petite musique des désordres intimes...
Sensible mais jamais mièvre, l'Américain se sort des pires situations grâce à un sens de l'humour efficace. On peut le vérifier dans Les Sortilèges du Cap, roman qui délaisse provisoirement la middle class pour s'attarder sur un monde d'intellectuels...
Entre deux rires, Russo resserre son oeil-caméra sur Jack et Joy, touche du doigt leurs blessures, montre leurs colères et, d'une phrase, d'un mot, d'une justesse incroyable, fait naître l'émotion.

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