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- Le Figaro du 2 septembre 2010
En filigrane, tout au long du livre, les questions «D'où venons-nous ? Où allons-nous ? Que faisons-nous sur cette Terre ?» reviennent avec insistance. L'interrogation de Leibniz «Pourquoi y a-t-il quelque chose au lieu de rien ?» (titre du deuxième chapitre) tourmente l'auteur...
Jean d'Ormesson confesse qu'il a écrit ce livre pour tenter «d'inverser le mouvement et de donner ses chances à Dieu dont il est aussi impossible de prouver l'existence que la non-existence». Il voulait aussi «tenter d'y voir un (...)
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- Le Figaro du 2 septembre 2010
Au commencement, c'est une histoire d'amour fraîche comme un ruisseau de printemps au moment de la fonte des neiges : elle se passe au pied du Mont-Blanc...
Joliment mené jusqu'à son terme funeste, La Voie Marion est un roman brûlant et doux comme une rasade de génépi. Une lecture fortement recommandée aux amoureux de la haute montagne.
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- Le Figaro du 2 septembre 2010
Doué pour le burlesque et les situations absurdes (hilarant échange de mails pour faire enlever par le service d'entretien un pigeon mort d'une fenêtre), l'auteur sait aussi distiller des accents nostalgiques et désenchantés en revisitant l'enfance de son personnage. Vient un jour où le temps s'est écoulé sans que l'on réalise qu'il était notre jeunesse. Les rêves se sont envolés, il faudra cependant vivre sans
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Monique Petillon - Le Monde du 3 septembre 2010
Ce premier roman foisonnant, hérissé de retours en arrière, multiplie les personnages pittoresques et les réminiscences littéraires. C'est une description passionnée de cet "Orient d'Europe" baigné d'une lumière "remémorée, réinventée".
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Clara Georges - Le Monde du 3 septembre 2010
Stupeur ! Un génie d'un genre nouveau s'est glissé dans la plume de Jean-Baptiste Del Amo, et les mots qu'il lui souffle sont à ce point différents de ceux qui les ont précédés qu'un instant, le doute est permis : est-ce bien là le même auteur ? On l'avait quitté dans le ventre suffocant de Paris, suivant son ambitieux et désespéré Gaspard tout au long d'une étourdissante Education libertine (2008, Gallimard) ; on le retrouve dégonflé de l'épithète, épuré du verbe, dans Le Sel, un roman d'apparence plus ano (...)
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Sabine Audrerie - La Croix du 2 septembre 2010
Dense et bouleversant, le cinquième roman de Jérôme Ferrari confronte un ancien officier des renseignements en Algérie et son lieutenant à leurs souvenirs et à leur conscience. Voir, céder, participer, laisser faire ou agir, que ce soit pour empêcher ou pour commettre... elles sont nombreuses et complexes les interrogations intimes qui pétrissent les personnages de Jérôme Ferrari. Ce n'est pourtant pas un livre cérébral ou psychologisant qu'il donne à lire, mais une réflexion dense et lyrique sur la mémoire (...)
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Emmanuel Hecht - Lire, septembre 2010
"Je me souviens de vous, mon capitaine, je m'en souviens très bien, et je revois encore distinctement la nuit de désarroi et d'abandon tomber sur vos yeux quand je vous ai appris qu'il s'était pendu"... Ainsi débute Où j'ai laissé mon âme , de Jérôme Ferrari, long monologue intérieur du lieutenant Andreani à l'adresse de son supérieur, - longtemps admiré, puis méprisé - le capitaine André Degorce, près de cinquante ans après la bataille d'Alger (1957)...
Jérôme Ferrari, auteur de plusieurs romans, dont Un (...)
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46.00 €
Robert Maggiori - Libération du 26 août 2010
L'histoire de la philosophie, c'est la philosophie, au sens où celle-ci, contrairement aux sciences - dont les théories se dépassent à l'infini les unes les autres, laissant derrières elles les erreurs - ne «progresse» pas mais laisse «cohabiter» les diverses approches. Personne ne peut raisonnablement soutenir qu'Aristote a rendu caduc Platon, Marx Hegel, ou Heidegger Husserl : leurs oeuvres, comme disait Levinas, sont «toutes ouvertes en même temps sur ma table». Réfléchissant sur le bonheur ou la vérité, (...)
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Roger-Pol Droit - Le Monde du 27 août 2010
Cette île de rêve, où l'on vient de publier la liste officielle des candidats à l'élection présidentielle de novembre, est aussi une terre de démence. Car elle n'a "pas été bichonnée par le destin", c'est le moins qu'on puisse dire. Depuis que Christophe Colomb, en 1492, est tombé en pâmoison devant ce paradis qu'il a baptisé Hispaniola, ce ne sont pas les malheurs qui ont manqué. Catastrophes humaines ou cataclysmes naturels, tout y passe. Dans ce petit volume allègrement troussé, le journaliste et romanci (...)
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21.00 €
Roger-Pol Droit - Le Monde du 27 août 2010
Prenez des questions. Choisissez-les simples, compréhensibles par tous, mais impossibles à résoudre. Par exemple : le monde a-t-il un sens ? Dieu existe-t-il ? Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Laissez de côté l'air grave. Evitez comme la peste concepts et références. Faites comme si, un matin, tout ça vous tombait dessus. Découpez ces grandes interrogations en fines lamelles, nappez d'une couche d'histoire universelle, saupoudrez d'un rien de Platon, de Hegel, de Darwin, ajoutez un zeste de (...)
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Benjamin Fau - Le Monde du 27 août 2010
Nous croyons savoir qui nous sommes, où nous vivons et avec qui, et tout d'un coup, à l'aune d'une découverte, d'un bouleversement, la frontière entre notre intimité et le reste du monde devient floue, se dilue. La mémoire des hommes se nourrit des lieux qu'ils habitent et qu'ils peuplent, de ce qu'ils pensent être leur propriété alors qu'ils n'en sont que les locataires, les passagers : Nagasaki est le récit de cette prise de conscience forcée. Menacer les évidences, interroger une société qui laisse certa (...)
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- Le Figaro du 26 août 2010
Sofi Oksanen est née en Finlande en 1977, d'une mère estonienne et d'un père finlandais. Son troisième roman, Purge, est un best-seller dans le nord de l'Europe où il a obtenu tous les prix littéraires avant de conquérir une trentaine de pays. Dans Purge, l'auteure aborde le sujet douloureux des violences faites aux femmes sous le joug soviétique en Estonie. Sofi Oksanen s'empare de l'Histoire pour bâtir une tragédie familiale envoûtante en posant la question de savoir comment vivre avec le poids de la faut (...)
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Françoise Dargent - Le Figaro du 26 août 2010
Que l'on ne s'y trompe pas. Loin des tempêtes de La Hague, dans la touffeur de l'été avignonnais, la romancière souffle sur des braises, celles de la passion qui a animé jadis les deux héros du livre, un metteur en scène et une comédienne célèbre qui se croisent le temps du festival. Claudie Gallay n'a pas choisi une année au hasard. Elle campe son action au coeur de l'été 2003, lorsque les intermittents bloquèrent les spectacles. «Le festival de toutes les violences, se souvient l'auteur, qui habite à quel (...)
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Marie-Françoise Leclère - Le Point du 26 août 2010
Passion amoureuse, passion du théâtre, passion filiale... le mélange est détonant. D'autant plus qu'à des degrés divers tous les comparses sont frappés de maux identiques, de Julie la débutante qui rêve de barricades à la vieille Isabelle qui, chaque année, va fleurir la tombe de Gérard Philipe à Ramatuelle. S'ensuit un roman des amours blessées, des ambiguïtés, des secrets et des mensonges où tout n'est in fine que souffrance et solitude dans la lumière cruelle de l'été. Le danger pour conter ce genre d'hi (...)
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21.00 €
Franz-Olivier Giesbert - Le Point du 26 août 2010
De livre en livre, Jean d'Ormesson se bonifie et prend de la hauteur. Son dernier opus, C'est une chose étrange à la fin que le monde, relève du tour de force. Il ose tout. Il se met dans la peau de Dieu, ni plus ni moins, et nous raconte carrément le roman du monde. Des idées, surtout, et puis aussi des sciences et des systèmes philosophiques. On pourrait y voir la marque d'une boursouflure terminale d'académicien statufié, mais non, l'auteur mène cette titanesque entreprise sans enflure ni moulinets, avec (...)
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Marianne Payot - Lire, août 2010
Quand La Nouvelle-Orléans sombre dans le déluge. Un récit plein de furie et d'espoir. C'est écrit comme dans un souffle, un souffle puissant, envahissant, qui vous emporte, en près de 200 pages, au bout du monde. Ouragan, le dernier roman de Laurent Gaudé, puise sa force dans la folie de la nature mais aussi dans celle des hommes, broie les vies et chante... l'amour, flirte avec l'apocalypse et la rédemption. Ouragan se dévore...
Bientôt, l'eau reflue, les alligators regagnent les bayous, Josephine, mémoir (...)
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Baptiste Liger - Lire, août 2010
Derrière l'évocation de la vie de deux présentatrices célèbres affleure un autoportrait masochiste mais touchant...
La petite musique de l'écriture sonne juste et reste en tête. Telle une bonne mélodie populaire.
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Marianne Payot - Lire, août 2010
Marie-Sabine Roger brosse un portrait plein d'espoir de quelques paumés de province. Et confirme tout son talent de conteuse...
Marie-Sabine Roger, 52 ans, l'auteure de La Tête en friche (adapté au cinéma par Jean Becker) et de très nombreux livres pour enfants et ados, a un don pour trouver le ton juste. Rien ne sonne faux dans ce tableau plein d'humour de Français moyens, des dialogues désabusés des jeunes aux soumissions des adultes. Vivement l'avenir se situe dans un univers de terre grise, d'entrepôts (...)
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Eric Libiot - Lire, août 2010
Un épisode de la révolution mexicaine pousse un flic et un assassin à se tendre la main. Boston Teran : suivez cet inconnu...
On est loin des canapés en velours de la psychanalyse, plutôt dans l'âpreté des paysages et des comportements. Une page d'histoire en toile de fond, planquée derrières les cailloux mais qui surgit comme un tourbillon de violence, un face-à-face qui convoque le pardon et la rédemption entre deux coups de sang. Le style de Teran, découvert en France avec Satan dans le désert (tout un (...)
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21.00 €
Tristan Savin - Lire, août 2010
Curieusement étiqueté "roman", C'est une chose étrange à la fin que le monde n'a pas non plus la prétention d'être un essai. L'octogénaire agrégé de philosophie nous livre, avec sa modestie coutumière, dans un style agréable et simple, les réflexions d'un "Vieux" sur la vie, la place de Dieu et la progression de la science...
On aimerait être un enfant et entendre ces histoires pour la première fois. On ne saurait trop recommander à tout adolescent de les lire pour parfaire son initiation à la culture géné (...)
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